Rencontre sur le mot "désir"


Avec Myriam Bahaffou, Chowra Makaremi et Betty Tchomanga.
Samedi 7 février à 20h

Comment nos corps entrent-ils en résistance ? Quelle place donner au désir dans nos luttes ? Et comment la scène peut-elle s’emparer de ces questions, entre art et activisme ?

À l'occasion de notre journée Écho du monde "Nos corps, une histoire de résistance", nous convions trois voix pour s'emparer du mot désir et en explorer les puissances poétiques, politiques et intimes.
Chacune, depuis sa pratique, offre un écho singulier de ce mot, avant un échange avec le public.

Avec Myriam Bahaffou, chercheuse en philosophie le jour et militante écoféministe la nuit, autrice d'Éropolitique (éditions Le Passage Clandestin), Chowra Makaremi, chercheuse en anthropologie au CNRS et autrice de Résistances affectives (éditions La Découverte), et Betty Tchomanga.

Gratuit. Réservations auprès de l'accueil ou sur Weezevent.

Biographies

Myriam Bahaffou est doctorante à l’Université Picardie Jules Verne (CURAPP) et d’Ottawa (IEF) où elle enseigne l’éthique (animale, environnementale, féministe) ; sa thèse de doctorat s'intéresse à la co-construction des catégories de race et d'espèce, et propose une critique décoloniale de l'ontologie humaniste. Son premier ouvrage, Des Paillettes sur le compost (Le Passager Clandestin, 2022), est une exploration sensible et quotidienne de l’écoféminisme, mouvement qu’elle a contribué à diffuser ces dernières années depuis un angle plus populaire et décolonial. Elle poursuit son exploration écoféministe dans Eropolitique. Ecoféminismes, désirs et révolution (2025) où elle développe une théorie politique du désir : et si la crise écologique nous confrontait à notre (in)capacité de construire une érotique terrestre ? Et si renouer une forme d'intimité avec le monde était la seule manière de survivre à la prédation généralisée ?

Chowra Makaremi est anthropologue et chercheuse au CNRS, à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux. Sciences sociales, politique, santé. Ses travaux portent notamment sur la révolution iranienne de 1979 à partir d’archives et de témoignages collectés en exil. En 2019, elle a réalisé le documentaire Hitch. Une histoire iranienne. Elle est l’autrice de : Cahier d’Aziz. Au cœur de la révolution iranienne (Gallimard, 2011) et de Femme ! Vie ! Liberté ! Échos d’un soulèvement révolutionnaire en Iran (La Découverte), qui a obtenu le prix de l’essai france Culture-Arte 2023. Son dernier essai, Résistances affectives. Les politiques de l’attachement face aux politiques de la cruauté, est paru aux éditions La Découverte au mois de septembre 2025.

Betty Tchomanga se consacre principalement depuis 2019 à son travail d’écriture et de recherche en tant que chorégraphe. Ses pièces travaillent la notion de transgression au sens de dépasser, traverser une limite, qu’elle soit physique ou esthétique. Elle aime produire des formes hybrides où les corps se transforment et se métamorphosent. Elle travaille à partir de pratiques qui mettent en jeu un dépassement des limites du corps et de l’esprit via un engagement intense du souffle, du corps et de la voix. Depuis la création de son solo Mascarades en 2019, elle mène une recherche sur le culte vaudou et les représentations qui lui sont associées. Elle s’intéresse aux récits qui relient l’Occident et l’Afrique à travers notamment l’Histoire coloniale.