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Théâtre de la Bastille

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Oncle Vania


23 FEV > 28 MARS
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Une présence diversifiée, utilisant aussi la salle du haut. Lecture, stage, workshops….

Durée : 2h

Spectacle fondateur du collectif, Oncle Vania est le texte autour duquel Les Possédés ont mis au point en 2004 leur manière si particulière de travailler, entre distance et incarnation.
Oncle Vania parle de la résignation en confrontant des êtres en crise. La mise en scène des Possédés prend l’imagerie tchekhovienne à rebrousse-poil et balaie toute possibilité de folklore. Souffle, vitalité, générosité dans le jeu, une proximité presque cinématographique avec le public : les comédiens nous convient sur le plateau pour partager l’intimité des personnages et ressentir de l’intérieur leurs conflits profonds. S.J

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Oncle Vania [intégral]

C’est un retour aux sources pour les Possédés. Après Derniers remords avant l’oubli de Jean-Luc Lagarce, ils reprennent Oncle Vania de Tchekhov, spectacle fondateur de la compagnie créé en 2004. Le vieux professeur Sérébriakov revient à la campagne avec sa seconde épouse Elena, dans le domaine que gère sa fille Sonia avec Oncle Vania. Très vite, la présence d’Elena cristallise les passions et les souffrances : « Tous les personnages se posent la même question : Est-ce que j’ai réussi ma vie ?» analyse David Clavel, l’un des membres du collectif, « chacun est confronté à des carcans malgré l’envie de jouir de la vie. Oncle Vania est un drame de la résignation, l’ennui contamine toute la maison. » La vitalité est inscrite au c½ur de l’écriture de Tchekhov. Elle contient un souffle, un rythme, bien loin de la lenteur qui lui est parfois accolée. « Tchekhov transporte une imagerie, on peut très vite tomber dans les poncifs. La traduction d’André Markowicz aide beaucoup à dépasser le folklore » poursuit David Clavel. La mise en scène des Possédés est sur le fil, entre rire et tragédie.
Sur le plateau, pas de décor identifiable mais un espace dépouillé pour projeter l’imaginaire. Une longue table, quelques lumières et un dispositif tri-frontal qui invite le public à partager l’intimité et les conflits des personnages, comme si les spectateurs étaient des acteurs à part entière. Cette proximité permet de saisir les plus petits gestes, l’expression d’un visage, l’inflexion d’une voix, créant un rapport presque cinématographique au jeu. « Notre théâtre est plus viscéral qu’intellectuel » confie Nadir Legrand, « chaque acteur est responsable de son personnage et arrive avec ce qu’il est. La force du collectif est de prendre toute référence au sérieux. » Cinéma, bande-dessinée, musique : les Possédés font feu de tout bois. « Nous nous sentons aussi proches de Pialat ou de Sautet que d’Ibsen ou de Strindberg ». Ils se sont rencontrés au cours Florent en 1995 et avouent avoir eu un choc en découvrant un autre collectif d’acteurs : les tgStan. « Ça nous a décomplexés, nous partageons la même approche vis-à-vis du texte ». Respecter l’esprit plutôt que la lettre, « désacraliser le plateau et ne pas arriver chargés de toute l’histoire d’Oncle Vania en pensant aux spectateurs qui entendront peut-être ce texte une seule fois dans leur vie ».

Sophie Joubert

Réalisation +
Texte de Anton Tchekov
Mise en scène Rodolphe Dana et Katja Hunsinger
Traduction André Markowicz et Françoise Morvan

Avec Simon Bakhouche, Katja Hunsinger, Marie-Hélène Roig, Michelle Farges, David Clavel, Rodolphe Dana, Nadir Legrand

Scénographie Collectif Les Possédés
Lumière Valérie Sigward.
Photos Christophe Paou

Production Les Possédés
Coproduction La Ferme du Buisson – Scène nationale de Marne-la-Vallée
Coréalisation Théâtre de la Bastille

Production - Diffusion Made in Productions

Les Possédés sont artistes associés à La Ferme du Buisson – Scène nationale de Marne-la-Vallée

REVUE DE PRESSE

      • 5 mars 2009

        Oncle Vania, d'Anton Tchekhov /

      • 18 mars 2009

        Oncle Vania /

      • 4 mars 2009

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      • 4 mars 2009

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