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Théâtre de la Bastille

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Le nom sur le bout de la langue.


12 MAI > 04 JUIN
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Ces trois contes n'en forment à vrai dire qu'un seul puisqu'ils concernent tous les trois l'origine de la voix. (Pascal Guignard)

Le nom sur le bout de la langue trois contes de Pascal Quignard :
Fête des chants du marais
Paradis
Le nom sur le bout de la langue

spectacle de Marie Vialle




Avec : Marie Vialle, costumes/maquillage : Cécile Kraschmar, lumière : Jean-Claude Fonkenel, musiques :
Sarabande de la 5e suite de Bach, Le Chant des oiseaux adapté par Pablo Casals.

Coproduction Théâtre de la Bastille et Théâtre national de Toulouse. Remerciement à Hélène Bensoussan.
Le nom sur le bout de la langue est publié chez P.O.L (1993), Folio n°2698.

J'admire le travail de Marie Vialle. J'ai associé trois contes pour elle. Ces trois contes n'en forment à vrai dire qu'un seul puisqu'ils concernent tous les trois l'origine de la voix. Dans la Fête des Chants du Marais la mue fait perdre au jeune garçon la voix. L'arrivée de la sexualité chez tous les garçons est mêlée de voix perdue et d'un terrible dépit. à jamais un monde avant nous, perdu en nous, chante en nous. Le deuxième conte, Paradis, est consacré au coït et au cri qui le trahit. Comme nous sommes tous les fruits de la volupté sexuelle, cette joie crie dans chaque corps. Dans le conte du nom sur le bout de la langue enfin le nom propre se perd dans l'effroi. Comme dans la mort. Nous ne sommes pas une espèce qui « possède » le langage. Nous l'acquérons tant bien que mal à partir de l'âge de dix-huit mois jusqu'à l'âge de sept ans. Nous le perdons dans l'angoisse et plus encore en vieillissant. Le langage ne nous définit pas : il défaille en nous.

Pascal Quignard

Quand j'ai lu Le nom sur le bout de la langue, je m'y suis crue. être sans cesse à la recherche de quelque chose d'impalpable et de perdu. Retenir indéfiniment les mots et les oublier sans cesse. Se sentir nue et fragile. Affronter une immense vague de peur qui vient se briser sur moi et dans le même temps m'enrouler autour. C'est avec ces questions que je rentre dans les histoires de Pascal Quignard. Je veux être au plus près du dénuement et du silence. Partir de presque rien : un tabouret, mon violoncelle et la lumière. Je joue du violoncelle, je joue la comédie, je joue tout court, je suis heureuse, j'ai raccroché les wagons. Mon violoncelle m'entraîne dans un autre monde auquel je n'ai pas accès avec des mots.

Marie Vialle

REVUE DE PRESSE

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