théâtre

de la bastille

Théâtre de la Bastille

AUX ÉCLATS...


14 SEPT > 08 OCT

Avec Étienne Fague, Clément Goupille et Stéphane Imbert

théâtre

On a vu éclore les premières images dAux éclats... en juin 2019 lors dOccupation 3, deux mois pendant lesquels Nathalie Béasse a posé ses valises au Thétre de la Bastille avec son équipe. Depuis, la création a eu lieu. On y retrouve le goût de la metteuse en scène pour le mélange des univers, sollicitant aussi bien les arts plastiques, la danse, que le théâtre.

Avec ce nouveau spectacle, suite de variations sur la chute et le rire, Nathalie Béasse continue, à travers de véritables tableaux vivants et poétiques, à nous raconter des histoires faites de couleurs, de musiques, de mots et de corps en mouvements.

Sur le plateau, on se déguise, on met des masques, on essaye de s’adonner à la prestidigitation, on se court après, on s’asperge d’eau, on s’énerve, on se gifle, on se réconcilie, on roule ou on chute... Aux éclats... explore les débordements en tous genres, les limites entre le plein et le trop-plein, entre le vide et ce qui excède, mais aussi les failles et les empêchements des êtres humains grâce à la présence de trois personnages, sortes de Buster Keaton des temps modernes, qui jouent devant nous comme des enfants.

À côté de ces corps en perpétuel mouvement, Nathalie Béasse s’amuse astucieusement des codes du théâtre. En utilisant tous les éléments matériels et techniques de la scène, qu’elle détourne, elle juxtapose en permanence l’humain et le non-humain, l’animé et l’inanimé. Le plateau devient le lieu où les forces de la nature se manifestent et se déchaînent. Presque par magie, les éléments et les objets semblent alors prendre vie sous nos yeux, comme si eux non plus – par mimétisme, et au contact de l’humain à la dérive – ne pouvaient plus tenir en place et n’avaient d’autre possibilité que de chuter ou d’éclater...

Alors, devant ce canevas finement tissé d’images, de corps et d’objets qu’on dirait vivants, le spectateur se laisse embarquer dans un monde où il laisse voyager son imagination.

Maxime Bodin

« Ce que jenvisage alors, cest de laisser retentir toute la mélodie telle que les gamins lentendent. Voix silencieuse, elle doit planer sur la scène, et à un invisible signal les minuscules voix denfants attaquent et se lancent, cependant que le large fleuve continue de gronder en passant par l’étroite pièce et son soir, dinfinité en infinité. »
Notes sur la mélodie des choses, Rainer Maria Rilke

Réalisation +


Conception, mise en scène et scénographie Nathalie Béasse Lumières Natalie Gallard Musique originale Julien Parsy Régie son Tal Agam et Nicolas Lespagnol-Rizzi Régie plateau Max Belland Construction décor Julien Boizard, Corine Forget et Philippe Ragot


 

Production association le sens Coproduction Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale, Le Quai – Centre dramatique national Angers / Pays de la Loire, Théâtre de la Bastille, Théâtre de Lorient – Centre dramatique national et La Halle aux grains – Scène nationale de Blois Soutien en résidence Le Théâtre – Scène nationale de Saint- Nazaire, Centre culturel ABC – La Chaux-de-Fonds (Suisse), Le Cargo (Segré) et Centre national de danse contemporaine d’Angers Administration et production Lili L’Herroux Production et diffusion Karine Bellanger
La compagnie nathalie béasse est conventionnée par l’État, Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, par le Conseil régional des Pays de la Loire et reçoit le soutien de la Ville d’Angers Nathalie Béasse est artiste associée à la Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale

 

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