Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Le Libera. La Terrasse sept 2005.
Le Libera
Ce n'est certes pas la première fois que Joël Jouanneau, amoureux des belles langues, monte Robert Pinget. C'est même avec cet auteur qu'il fit ses débuts en tant que metteur en scène en créant L'Hypothèse en 1987 (événement du Festival d'Avignon) puis L'Inquisitoire en 1991. Avec dans les deux cas l'immense acteur beckettien David Warrilow. Robert Pinget, une voix pour une écriture en chantier, une écriture qui doute, loin du spectaculaire et de l'absolu. Une très belle entreprise où les personnages n'ont que les mots pour rêver, où le jeu laborieux du langage devient plus réel que le réel. et gomme l'idée d'un je personnel, unique. Dans sa post-face au roman Libéra en 1968, Robert Pinget écrit : « Il me semble que l'intérêt de mon travail jusqu'aujourd'hui a été la recherche d'un ton. (...) Tout ce qu'on peut dire ou signifier ne m'intéresse pas, mais la façon de dire. » Libéra est habité par une instance narrative mouvante. « Narrer chez Pinget est mourir à soi pour naître au texte (à la fonction de narration) » dit David Ruffel. Monsieur Songe l'auteur et lecteur, son compère Mortin, Mademoiselle Lorpailleur la maîtresse d'école, une intrigue policière avec assassinat, un dédale vertigineux pour un dossier colossal, une multitudes de pistes à explorer pour le metteur en scène, avec Roland Berlin. Michel Bompoil, Philippe Faure, Daniel Laloux et Bryan Polach.
A. Santi
Source Texte : La Terrasse sept 2005.
Genre : revue de presse
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Joël JOUANNEAU (Metteur en scène), Robert PINGET (auteur),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com
A voir :