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Les cinq acteurs (Texte atelier d'écriture)


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

TG STAN Metteur en scène

Texte : Les cinq acteurs du Tg STAN nous invitent à cette double représentation d'Antigone et Jolente de Keersmaeker, dans le rôle du Prologue, nous installe avec chaleur et vivacité dans notre rôle de Spectateurs.
Je m'y étais préparée en parcourant le livre de George STEINER, « Les Antigones », acheté en 86 après une émission de Pivot et pas encore ouvert ...Le texte de Cocteau -difficile parfois à entendre- simplifie et raccourcit le texte de Sophocle : un exemple, vraiment pris au hasard : dans l'invocation finale à Dionysos, le Dieu né de la cuisse de Jupiter et protecteur de Thêbes, "..foule avec tes grands pieds..." dit le Chœur de Cocteau, là ou Sophocle disait: « .....katharsio podi » : d'un pied purificateur.."

Les acteurs, tous excellents, nous donnent donc un très fort concentré de cette tragédie qui exprime la totalité des principales constantes des conflits inhérents à la condition humaine. Elles sont au nombre de cinq : « l'affrontement des hommes et des femmes, de la vieillesse et de la jeunesse, de la société et de l'individu, des vivants et des morts, des hommes et de(s) dieu(x). Les conflits qui résultent de ces cinq types d'affrontement ne sont pas négociables. » George Steiner, page 253 et c'est un plaisir de le citer ,même en tapotant sur mon minitel! J'étais curieuse de revoir l'Antigone d'Anouilh. C'est du théâtre d'Anouilh.

On comprend que l'acteur qui joue Créon hésite à entrer en scène -il va encore se salir les mains à faire son métier d'homme politique. On entend en écho le Caligula de Camus, joué à la même époque : "Les hommes meurent et ne sont pas heureux- mais, lui réplique un autre personnage, les hommes veulent vivre et être heureux ."
La mort d'Antigone est absurde, et ce matin même (10 XII 01) on entendait les syndicalistes en grève (des enseignants) réclamer raisonnablement : On ne veut pas
tout, tout de suite, on veut quelque chose dès maintenant!"
Comme ils m'ont paru bavards, les personnages d'Anouilh -et pourtant j'étais sensible au charme et à la générosité des acteurs .

J'avais donné tout mon enthousiasme à Sophocle .

Jacqueline Lascombe-Vassiliadis


Source Externe : Théâtre de la Bastille


Inséré le : 21/06/2005 00:00