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Marie Vialle au bout du conte.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
MARIE VIALLE actrice
Texte : Marie Vialle au bout du conte.
La comédienne interprète trois textes de Pascal Guignard.
Quand Marie Vialle surgit dans la lumière, c'est nue, mais le corps dissimulé derrière son violoncelle : bouclier, carapace, ou plutôt robe de bois clair, miroitant sur une longue pique avec ce resserrement au milieu pareil à la taille d'une femme, étroite au-dessus des hanches. De la comédienne enlacée à son instrument, on devine les jambes et l'arrondi des épaules. D'emblée, c'est son visage qui capture les regards. Marie Vialle est belle. Elle égrène des notes avant qu'un petit manteau sombre ne descende des cintres pour la revêtir, puis elle entame l'histoire de ces deux jeunes garçons de la fin du XVIem siècle confrontés en un concours de chant. Le plus jeune avait 9 ans, l'autre en avait 12 et craignait la mue, la fin de sa voix. Tua le premier par jalousie. L'enterra. Puis le déterra et s'aperçut que le crâne chantait, et que ce chant rapportait de l'argent. Un conte de Pascal Quignard. Suivi d'un poème, minuscule.
Paradis, récit de noces fugaces. Marie Vialle pose le violoncelle sur lequel en intermède elle a joué quelques mesures de la
Cinquième suite de Bach.
Elle raconte la promesse faite par une brodeuse à un diable ayant les traits d'un gentilhomme. On plongera avec elle sous la mer. On montera loin dans la montagne. Son mari attend. Leur amour tient à la remémoration d'un prénom. Haletante, la comédienne accélère. Eveilleuse de mondes, entre limpidité et mystère.
MATHILDE LA BARDONNIE
Source Externe : Libération mercredi 25 mai 2005
Inséré le : 06/06/2005 00:00