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Le sang des Atrides.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Jean-Michel Rabeux Metteur en scène
Texte : Le sang des Atrides.Le sujet : " Le Sang des Atrides" est une adaptation de deux pièces de l'"Orestie": "Agamemnon" et "Les Choéphores". Deux meurtres y président : dans la première, celui d'Agamemnon, l'époux par Clytemnestre, l'épouse puis dans la deuxième, par vengeance, celui de Clytemnestre, la mère par ses enfants, Oreste et Electre. Le sang archaïque coule encore dans nos veines et avec lui l'énigme de toute génération.
Une baignoire, un lavabo, un lit, tous ensanglantés et un parterre de terre pourpre. Deux armoires normandes qui serviront de porte et de penderie à la fois. De gibet aussi. Des corps nus qui se promènent sans que l'on sache trop qui ils sont. Des cris, des meurtres. De la vengeance.
Je crains de ne pas avoir tout compris à cette histoire de meurtres fratricides, matricides, infanticides... Toutefois, l'essentiel n'est peut-être pas ici dans le texte mais dans ce que l'on peut voir sur scène. Tout ce que l'on peut voir.
Je n'ai pas dû tout comprendre non plus aux images, métaphores utilisées dans la mise en scène, mais ce qui est sur, c'est que je ne me suis pas ennuyée.
Je ne retournerai peut-être pas voir ce genre de spectacle tous les jours, ni toutes les semaines, mais ce fut un voyage vraiment intrigant et intéressant. .
Mélanie, 32 ans, Paris
Très spécial... :
Jean-Michel Rabeux est pour moi une intrigue. Jean-Michel Rabeux aime le sang. Jean-Michel Rabeux aime les travestissements. Jean-Michel Rabeux aime les sons des bouches et les comédiens atypiques. Jean-Michel Rabeux aime le jeu outré. De fait, c'est toujours un peu compliqué de savoir si on a aimé ou pas la dernière création de Jean-Michel Rabeux. Le sang des Atrides ne fait pas exception à la règle : Je ne sais pas. Qu'a-t-il bien pu demander à ses comédiens pour obtenir cette telle débauche de contre-jeu ? A quel point est-il dans l'ironie ou dans le second degré de cette tragédie hyper sanglante ? Est-ce une recherche sur le jeu tragique ou une modernisation d'un mythe ? Un essai de catharsis ?
En tout cas, on ne peut rester indifférent à un tel essai : « C'est chiant, c'est chiant. Je veux m'en aller, je m'en vais. » déclama ainsi un spectateur ennuyé en cours de pièce. Les spectacles de Jean-Michel Rabeux ne donnent pas envie de s'en aller sur la pointe des pieds, on veut que les comédiens entendent notre mécontentement. Que le metteur en scène change sa façon de faire après nous avoir entendus. Ce spectateur mécontent devient outrancier, comme un comédien de Jean-Michel Rabeux. La salle aussi participe à la création comme le public grec participait ( non pas interactivement comme chez Robert Hossein ) au spectacle, rien que par sa présence massive ; concept alors nouveau.
Je ne sais pas si j'aime les spectacles de Jean-Michel Rabeux, mais je sais que j'en ressors toujours un peu différent, un peu chamboulé, la tête pleine de questions métaphysique et théâtrales. Donc, je sais que j'aime au moins le théâtre de Jean-Michel Rabeux.
( Matthieu Lermite)
Source Externe : au theatre.com
Inséré le : 26/04/2005 00:00