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Le sang des atrides.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Jean-Michel Rabeux Metteur en scène

Texte : Le sang des atrides.

Pour une fois, suivons tout simplement l'ordre chronologique : Antiquité grecque, siècle d'Or espagnol, Russie soviétique.

Tout d'abord, donc, au Théâtre de la Bastille, Le Sang des Atrides, d'après Eschyle, dans une adaptation et une mise en scène de Jean-Michel Rabeux,..

Une sacrée famille, que celle des Atrides, les descendants d'Atrée. Infanticides, anthropophagie, matricide, suicide. en trois générations, tout y passe.
Cette famille fait partie de nos mémoires.
Mémoire culturelle : au 5e siècle avant J.C., le poète et dramaturge grec Eschyle fondait la tragédie occidentale.
Et puis, mémoire viscérale - non pas animale (les animaux sont incapables de commettre des crimes humains) – mémoire viscérale, enfouie en amont de la pensée et du langage. Exactement là ou Jean-Michel Rabeux sait mieux que personne descendre en apnée, fouiller et ramener des sons, des gestes, des souffles incantatoires.
Claude Degliame (sa fidèle complice) en tête, tous ces interprètes jouent la face cachée des mots, remontent à leur source enfouie sous la civilisation aux confins du sang et du sexe, du crime et de la « petite mort ». Et dans un grand et beau rituel de l'excès, ce spectacle nous le rappelle : nous sommes tous des archaïques sous des couches de vernis.

Jean-Marc Stricker



Source Externe : France Inter 13 mars 2005


Inséré le : 26/04/2005 00:00