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Corps à corps.
Corps à corps.
On dit qu'il a de belles gambettes. C'est vrai. Celles de Pierre Molinier avaient de l'allure propulsées vers l'élégance par des talons aiguilles et gainés de bas résilles, comme celles d'une véritable gourgandine de maison close. Tout un art du travesti pour cet artiste qui a fait de son corps, de ses fantasmes un véritable art. Qui n'a cessé de le photographier dans des mises en scène sulfureuses. IL avait dit « Il est fort probable que je ne crèverai pas seul, mais avec mes jambes qui sont un si grand moi-même » ; Ils sont partis ensembles un soir de 1976, dans un dernier geste suicidaire. Le spectacle que lui consacre Bruno Geslin n'est pas triste. Bien au contraire, il célèbre la liberté d'être ce qu'on est, ce que l'on aime.Il s'appelle « Mes jambes, si vous saviez quelle fumée... ». Et ce sont des volutes d'amour avec le comédien Pierre Maillet, roi-reine de la soirée qui joue avec son corps comme s'il s'agissait d'un fantôme. Il est Molinier jusque dans les limbes de l'amour de soi.
Source Texte : Point de vue 27 oct 2 nov 2004
Genre : revue de presse
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Pierre Molinier (auteur), Bruno GESLIN (Metteur en scène),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com
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