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Paradis (In Extenso).







Paradis (in extenso)

Même aux dieux, jadis, le paradis se déroba. Tous les dieux s'en émurent. Ils se levèrent. Ils s'adressèrent à l'air qui les entourait, ils demandèrent à la lumière qui les faisait briller :
- Le Paradis se dérobe à nous. Veuillez le rechercher pour nous car nous l'avons perdu.
L'air, le bleu, le transparent, partirent, allèrent. Ils s'étendirent mais ils avaient beau s'étendre, ils ne le trouvaient point.
Un jour qu'ils étaient las parce qu'ils avaient été surpris dans leur course par la chaleur, ils s'assirent.
Le Transparent (qui était en tous cas quelque chose qui était invisible) toucha le Bleu.
Le Bleu aperçut entre ses jambes un peu d'écume blanche qui jaillissait dans l'Air.
L'Air la tenait dans ses mains puis la porta à son nez. Cette substance sentait le sureau.
Ils mêlèrent le feu à cette blancheur.
L'Air la but et le paradis rayonna de nouveau.




Source Texte : Théâtre de la Bastille.

Genre : texte d'artiste
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : MARIE VIALLE (artiste),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com

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