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A propos de "On cherche une danse" par olga Mesa.







On cherche une danse.

Dès 1996, Olga Mesa s'attache, dans ses oeuvres, non au résultat, mais à des processus de recherche et d'investigation à partager avec le public. Depuis 2001, elle travaille sur Mas publico, mas privado [plus c'est public, plus c'est privé], un projet qui se compose de quatre mouvements. Le thème de ce projet a, comme point de départ, la visibilité d'un corps en construction où l'interprète partage avec le spectateur : la mémoire comme processus d'observation ; l'espace du regard comme écriture transitoire entre ce qu'il voit, ce qu'il pense et ce qu'il sent, entre l'expérience et sa formulation.
Pour On cheRchE uNe dAnse, troisième mouvement, Olga Mesa s'est associée à Daniel Miracle, vidéaste plasticien et Nilo Gallego, musicien performer. Tous les trois créent sur scène ce que l'on appelle au cinéma un « making of », où ce qui est filmé et enregistré en direct ne se voit pas et ne s'écoute pas, ou bien d'une autre manière... Ils capturent le moment, l'instantané, ce qu'ils nous offrent, ce qui se construit devant nos yeux et surtout ce qui est en train de disparaître mystérieusement et semblent ainsi décidés à nous monter ce qui nous est caché à l'ordinaire, à nous inviter à chercher la danse avec eux...
Au cours de ses différentes résidences, Olga Mesa a sollicité un « public privé » à suivre et à participer directement au processus de création. Certaines de ces séquences préenregistrées sont proposées au public pendant la pièce.

On cheRchE uNe dAnse est un duo d'interprètes ou plutôt deux soli qui s'accompagnent ou pas..., en étroite collaboration avec Neokinok tv, une télévision expérimentale implantée à Barcelone, conçue par l'artiste visuel Daniel Miracle.

« Le point de départ de la collaboration entre Neokinok tv et mon travail serait d'aller plus loin dans la production d'images audiovisuelles que ce que j'ai fait jusqu'à présent avec Daniel Miracle. À partir de la captation et de la transmission des images en direct, il s'agirait de créer des situations qui ne questionnent pas seulement l'espace de présentation, mais aussi la manière que l'on a de présenter et de partager les choses avec le public. Un travail du regard en dehors du spectaculaire. Une présence intime à partager avec le spectateur et ses expectatives, de ce qu'il est en train de regarder et de sa valeur.
Introduire le dispositif de Neokinok tv comme espace tout au long du processus de la création devrait donner des éléments dramaturgiques à mon travail. Espace de transition entre la mémoire des choses que l'on pense, que l'on sent, que l'on fait. Espace de « voyage-rencontre » entre la réalité-fiction du regard public (privé) du spectateur et du regard privé (public) de l'interprète. Espace d'apparition des choses éphémères et pas visibles, à l'intérieur d'une réalité en construction visible.
Après la création de Suite au dernier mot : cru fond tout est en surface, je continue à m'intéresser à la question suivante : où commence la construction du travail ? de mon histoire ? de la tienne ? de la vôtre ? ou de la nôtre ? »

Olga Mesa.




Source Texte : Dossier Théâtre de la Bastille

Genre : texte d'artiste
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Olga MESA (chorégraphe-interprète),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com

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