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Sans attaches.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Martine PISANI chorégraphe-interprète
Texte : Sans attachesDepuis 1992, Martine Pisani fait vivre une compagnie nomade. Elle présente "Sans" au Théâtre de la Bastille.Du 12 au 23 novembre, le Théâtre de la Bastille présente
Sans, pièce emblématique du travail de Martine Pisani. Jamais la petite Compagnie du Solitaire, pourtant reconnue, n'a pu disposer aussi longtemps d'une grande scène parisienne.
C'est l'histoire de l'étrange vie d'une minuscule compagnie de danse. Une parmi d'autres. Martine Pisani n'a pas de lieu de travail à elle. Pas de salle de répétition attitrée. Tout juste un bureau dans son appartement, où elle entrepose ses dizaines de carnets de notes chorégraphiques, ses cassettes vidéo, ses bandes audio... et ses idées ! « La Compagnie du Solitaire fonctionne comme beaucoup d'autres compagnies en France, sans lieu, sans attache matérielle et sans nombre de danseurs fixe, explique la chorégraphe. Nous fonctionnons au projet. C'est une vie d'intermittents. Nous n'existons physiquement que lorsque nous dansons. »
De résidence en résidence, de théâtre en théâtre, de pays en pays, la Compagnie du Solitaire, fondée en 1992 par celle qui est venue à la danse sur le tard (à 22 ans passés), a appris à beaucoup se déplacer. Et à voyager léger ! Ainsi, en l'an 2000, Martine Pisani a l'idée de
Sans, pièce dénudée, épurée, nue, sans décor. Dossiers, ébauches, re-dossiers... le projet intéresse la Drac. La chorégraphe décroche alors 50 000 francs (7622,45 €) et la promesse d'une résidence de quelques semaines à Potsdam, en Allemagne. Elle va pouvoir faire naître son œuvre. « Ces moments-là, où le gîte, le couvert, la salle de répétition et les premières dates de représentation sont assurés, il faut les savourer, sourit-elle. Enfin on s'approprie un espace. Enfin les danseurs [qu'elle choisit sans audition et qu'elle « partage » avec d'autres compagnies prennent corps. Enfin, nous vivons... » Pour la compagnie de Martine Pisani, clairement, il y eut donc un avant et un après Sans. Reconnaissance, tournées internationales : grâce à l'aide de la Drac, le Solitaire a même pu s'offrir... un administrateur ! « Mais je n'envie pas l'aisance matérielle des grandes compagnies internationales, explique la chorégraphe. C'est comme ça que je vis, comme ça que je crée. »
Nathalie Conscience
Source Externe : Télérama du 10 au 16 nov 2004
Inséré le : 12/11/2004 00:00