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Molinier est un artiste peintre né en 1900.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Bruno Geslin Metteur en scène
Pierre Molinier peintre
Texte : "Le drame de l'artiste est dans la part qu'il prend dans l'univers et l'univers de chaque individu c'est lui même.
Pour le peintre, son oeuvre est le résultat du drame intime de l'univers qu'il s'est crée".
Pierre Molinier.
Molinier est un artiste-peintre né en 1900, un vendredi saint 13 avril, à AGEN, et depuis tout jeune il peint, dessine et fait des photographies de lui-même et de sa famille (artisans créatifs ; son père était peintre-décorateur; faux bois et faux marbres; sa mère couturière) et il raconte avoir eu une vie sexuelle très précoce, intéressé par les jambes des femmes dés ses 3 ans, caressant celles de sa soeur à 10 ans, faisant l'amour pour la première fois vers 13 ans avec une putain qui le gardera longtemps comme amant, violant le cadavre de sa soeur, à 15 ans après l'avoir photographié sur son lit de mort :
" même morte elle était très belle ! Je lui ai éjaculé sur le ventre et les jambes, dans sa robe de communiante : elle est partie avec le meilleur de moi-même ! " Il raconte s'être travesti vers 18 ans et être sorti dans les bals avec des amis... et avoir eu à 20 ans, une fille, Monique, qu'il retrouvera plus tard, à Bordeaux, prostituée et qui serait devenue sa maîtresse !
2- A partir de 22/23 ans après son service militaire, il s'installe à Bordeaux, crée une entreprise de peinture en bâtiment, peint des paysages et des portraits d'esprit impressionnistes, d'une qualité évidente, mais conventionnels; se marie, a deux enfants : Françoise et Jacques-, a de nombreuses, très nombreuses maîtresses qu'il ramène chez lui, alors que sa femme, une des plus belles femmes de Bordeaux est hyper jalouse, et bien qu'ils soient très amoureux l'un de l'autre; il dit même avoir été amoureux de sa fille Françoise, ce dont sa femme s'était rendue compte, ce qui avait augmenté sa jalousie.
3- Après la guerre, à partir de 1946 jusqu'en 195 1, c'est une période de rupture avec la vie conventionnelle et l'affirmation de sa liberté par la radicalisation de son comportement et de son oeuvre : Ce sont
" Les Orphéons Magiques " ( poèmes reconnus par Breton comme surréalistes ) C'est sa peinture dont la facture et les titres sont révélateurs; la rupture avec sa femme, et la rupture avec ses amis peintres bordelais (avec lesquels il avait créé un Salon dès 1925)
Par exemple ses tableaux : en 1946
" Amour " une toile qu'il n'a jamais voulu vendre et qu'il a offert a Jean Pierre Bouyxou en 1965, conscient de son importance dans son évolution; en 48
" Les amants à la fleur " (ils sont debout et habillés); en 49
" Les amants à la campagne " (ils sont couchés et elle est nue); en 1950
" Succube " ( paquet de jambes, de visages et de fesses; une toile présentée dans l'exposition
" L'Amour et le Surréalisme " au Balcon des Arts - Les Halles, Ville de Paris 1997), en 195 1,
" Le grand Combat " (une toile dont il dira qu'elle représente des coïts multiples et autour de la quelle il organisera le scandale de sa rupture et sa
" protestation " traitant ses ex-amis de
" peintres du dimanche, de pompes à essence, et de feux rouges ! " De ce moment de rupture datent aussi ses 3 morts-fiction.
4- De 1951 à 1966, il fait ses autoportraits photographiques, travesti, exprimant son fétichisme des jambes, tout seul dans son atelier, photos qu'il ne montre qu'aux très rares personnes venant le voir. De ces photos, il fait des découpages pour obtenir
" ses inventions érotiques " c'est à dire ses photo-montages. Evidement il continue de peindre et envoie en 1955, un dossier de ses écrits et de ses reproductions de tableaux à André Breton. Celui-ci est très enthousiaste et lui répond qu'il va l'exposer début 1956 à Paris à la galerie de
" l'Etoile Scéllée " Ce qui a lieu, et il en reste un petit catalogue ! Il fait la connaissance de Bellmer, Man Ray Max Ernst etc.--Mais c'est lui qui présente Joyce Mansour à Breton. Elle est une superbe égyptienne très riche et surtout très talentueuse, très grande poétesse érotique. Alors, l'important, c'est sa collaboration aux publications surréalistes avec ses photomontages qui le font connaître dans le monde entier. Raymond Borde tourne un film sur lui. Lui-même tourne en 1965 une sorte d'auto-portrait de 10 minutes sur ses
" Jambes " Les 10 années d'amitié avec André Breton qui décrit sa peinture comme
" magique " achoppent sur le titre d'un tableau blasphématoire :
" O Marie, Mère de Dieu " De cette époque là date aussi sa
" carte de visite " le représentant en auto-fellation dont il dira qu'il a mis deux ans à y arriver grâce à un joug en fer, pour faire comme les yogis, et qu'il est resté 18 jours sans rien bouffer d'autre que son sperme.
Source Externe : Théâtre de la Bastille.
Inséré le : 28/09/2004 00:00