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Les anges perdus de Philippe Quesne.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Philippe Quesne / Vivarium Studio Metteur en scène

Texte : Les anges perdus de Philippe Quesne

Philippe Quesne, en scénographe de théâtre ou d'exposition, a structuré la scène de La démangeaison des ailes avec des cloisons d'aggloméré aussi épaisses que du carton. Les spectateurs entrent par ces pièces artificielles selon une trajectoire en épingle. L'esthétique d'un désordre lié à réchauffement des méninges en période de création fonde le décor. Face à la scène proprement dite, d'habituels gradins font face à trois espaces. À gauche, le moniteur d'une vieille bécane et un christ déposé qui semble nager le crawl. Au centre, l'angle vitré d'un vieux studio d'enregistrement. À droite, une cloison-écran de projection. Ça et là un fatras d'accessoires, de bouts de sandwich... Sans cesse trois choses se passent. Impossible de tout suivre. Cela débute avec un pastiche du Phèdre de Platon un peu trop réaliste quant à la poussée des plumes chez l'âme frappée par la beauté. L'humour inscrit en creux un indicible à peine masqué par le punk des Turnships sur le motif de «.y'en a marre, ça suffit» (de la dislocation de l'espace public) ou par la lecture finale pince-sans-rire d'un passage de L'île déserte de Deleuze. Aucune actrice dans cette contre-société de garçons qui invite le scénographe Rodolphe Auté avec son chien Hermès (Hermès amant d'Aphrodite et papa d'Hermaphrodite). L'amour néo-socratique -stérile- s'il s'oppose à notre société mutante basée sur les loi économico-domestiques de la croissance, reste l'un des procédés qui démange du côté des omoplates, suggère Philippe Quesne, les idiots rêveurs qui s'y adonnent.

Mari-Mai Corbel


Source Externe : Mouvement jeudi 29 janvier 2004


Inséré le : 24/09/2004 00:00