Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!

A éviter!


AND






A éviter !

Et dire qu'ils se mettent à deux, le Théâtre de la Ville et le Théâtre de la Bastille. pour programmer ce non-événement à éviter ! Cela tient du spectacle d'amateurs sans idées et du happening année 68. D'ailleurs l'un des interprètes, celui qui tient le double rôle des pères de Calaf et de la Princesse Turandot, nous le répète à plusieurs reprises : «Je perds mon temps ici alors que je pourrais être dans mon jardin... Je suis ici à gaspiller mon temps » et celui des spectateurs.
Sous prétexte d'actualiser le conte de Carlo Gozzi, deux filles et quatre garçons de la Needcompany du Belge Jan Lauwers racontent la légende de Turandot dans la mise en scène de Grace Ellen Barkey, la chorégraphe de Jan Lauwers. Les garçons changent de costumes à vue pour revêtir des oripeaux identiques. L'esclave Selima chante d'une petite voix douce des mélodies neutres tandis que le prince Calaf gratte de la guitare électrique. Mais l'on ne peut prendre pour de la danse ni les frétillements hystériques de la princesse ni les reptations d'un garçon qui lèche le sol avec délice. Pas très esthétique non plus le monologue de Selima qui croque du pop-corn devant son micro face aux spectateurs. Le tout se termine par une petite sauterie rock.
Soixante-quinze minutes pour rien, des textes sans relief, et cependant des spectateurs applaudissent. Il y a toujours des gens qui prennent des vessies pour des lanternes. Si l'on n'encourageait pas en France ce genre de gaspillage, il n'y aurait pas autant d'intermittents au chômage.

René Sirvin.



Source Texte : Le Figaro Vendredi 26 Mars 2004

Genre : revue de presse
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Grace Ellen BARKEY (chorégraphe-interprète),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com

A voir :