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Jachères Improvisation Présentation.

Jachères Improvisation.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Vincent DUPONT chorégraphe-interprète

Texte : Jachères Improvisations
conception de Vincent Dupont/association edna
Présentation
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Production association edna. Avec le soutien de Inouïe et de la Ménagerie de Verre. Réalisation Théâtre de la Bastille. Remerciements au Centre national de la danse, aux Bâtisseurs d'Ephémères, au Théâtre national de Chaillot, à éric Beton, Nuno Bizarro, Arnaud Boisramé, Annie Deschênes, Denis Dupont, Boris Charmatz, Olivier Morel, Touta et Martin, Gilbert Roggi, Nathalie Sembinelli, Agnès Thurnauer.
L'association edna est subventionnée par la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Ile-de-France et le Ministère de la Culture et de la Communication au titre de l'aide aux compagnies chorégraphiques

Jachères Improvisation a été créé le 6 novembre 2001 à la Ménagerie de Verre.

C'est petit, ce n'est pas une miniature. ça ne cherche pas à être présent, c'est là. ça ne crie pas, ça ne chante pas, ça semble parler et bouger, ça ne dit rien, pourtant ça vit.

Jachères Improvisations est un spectacle qui questionne le réel en travaillant sur des notions de rapprochement et d'éloignement tant visuelles que sonores. Les partis pris qui en découlent ont amené à définir un dispositif scénique articulé autour de plusieurs points : le public en gradin se trouve très éloigné du décor. Il est équipé de casques d'écoute. Nous sommes à environ douze mètres d'un cadre cinémascope noir derrière lequel apparaît un appartement meublé. L'espace entre public et décor est occupé par deux pôles de production de son. Au sol, au centre de l'espace est posé un matelas deux places, vacant. à l'avant-scène, les danseurs viendront dire le texte de Christophe Tarkos.

Qu'est-ce qui pousse

Ils sont deux. Ils sont chez eux. Ils sont de l'autre côté de la rue, du plateau. Nous sommes dans la position exacte du quatrième mur ou du « voyeur ». Ils se regardent. L'un est assis, nous voyons son visage. L'autre est debout de trois quarts dos. Ils vont parler ou se sont parlé. Rien d'exceptionnel, on pourrait s'arrêter là. Si l'on prend le temps de regarder plus longuement, il se passe quelque chose qui attire l'attention d'une manière presque détournée. Qu'est-ce qu'ils regardent ? Se regardent-ils vraiment ? Ils sont pourtant dans la même pièce. Tout semble calme. On pourrait imaginer une musique douce et malgré tout, imperceptiblement, quelque chose se décale, quelque chose se tend maintenant, qui n'existait pas au premier coup d'œil. Nous sommes à présent dans l'image et ce qui se joue entre ces deux personnes ne peut plus être de l'ordre du psychologique ou du narratif, mais lié au temps et à cet espace. Nous sommes dans un état d'observation et de flottement qui ouvre le « champ » aux interprétations sans qu'aucune ne semble définitive (et ce qui pousse est imprévisible).


Source Externe : Théâtre de la Bastille


Inséré le : 20/04/2004 00:00