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Goldfish Game Présentation
Goldfish Game
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Jan Lauwers chorégraphe-interprète
Texte : Goldfish game
de Jan Lauwers
film projeté au MK2 Bibliothèque
128/162 avenue de France
Métro Quai de la Gare,
bibliothèque François Mitterand
le lundi 29 mars à 20 h
Projection suivie d'une rencontre
avec l'équipe du film.
durée : 1 h 40Interview réalisée par Pieter T'Jonck, Financieel-Economische, septembre 2002
Jan Lauwers : Dès avant le tournage, le film était “achevé”. Mais dès qu'on se met à filmer, tout se met à glisser. Nous sommes partis d'une vraie histoire, une prolongation de
Morning Song (une production théâtrale de Jan Lauwers). Mais ce n'est qu'un instrument. Même la structure classique – l'unité de temps et de lieu – est surtout une métaphore. Elle suggère une façon d'appréhender le temps. Par exemple, il faut toujours faire attention à ce que le soleil se trouve au bon endroit. Ça donne un certain “élan”. Mais chemin faisant, je commence à me sentir impliqué dans le médium lui-même. En tant que plasticien, j'utilise mon art pour remettre l'art en question. Peut-on également remettre en question le cinéma en tant que médium ? Et combien de films doit-on réaliser pour acquérir suffisamment de maîtrise pour réellement remettre les choses en question ? Par peur de la grande machinerie du cinéma, on recule devant l'obstacle. Mais comme disait Churchill :
« The only thing you have to fear is your own fear ». J'ai opéré quelques choix fondamentaux, notamment le fait de travailler avec des photographes plutôt qu'avec des caméramen. C'est très différent : un caméraman fabrique la lumière, tandis qu'un photographe la cherche.
Premièrement, nous avons aussi fait des plans inhabituellement longs, ce qui nous a donné une liberté énorme. Deuxièmement, nous avons opté pour une caméra digitale, et nous filmons à l'épaule, et très vite. Nous faisons un film de deux heures en vingt et un jours de tournage. Enfin, chaque jour, j'ai immédiatement fait du montage avec Nico Leunen. Le résultat de ces montages quotidiens incite à réécrire et à recommencer certaines choses pendant le tournage. Ainsi, en une semaine, nous avions une première version brute du film, et nous avons recommencé. Ça n'a rien à voir avec les principes DOGMA. C'est une façon d'évaluer la signification du jeu des acteurs et de la prise de vues.
Par exemple : que signifie cette grande soif de tourner chez les acteurs, si on enlève tout le côté “glamour” ? Au théâtre, le défi est beaucoup plus grand. Au cinéma, la caméra et le montage s'emparent de l'instant magique et le kidnappent. C'est aussi tout le plaisir du cinéma : tout est dans l'instant, pas besoin de créer une tension. C'est un autre métier.
Goldfish Game a été sélectionné pour le Festival du film de Venise dans la catégorie New Territories (Nuovi Territori). Dans cette catégorie, le jury s'est principalement concentré sur les films très novateurs qui mettent l'accent sur l'expérimentation, les nouvelles technologies et les styles nouveaux et qui préfigurent dès à présent la culture de l'image de demain. Le magazine internet
Kinematrix (Italie) a sacré
Goldfish Game meilleur film dans la catégorie Formati Anomali. Extrait du rapport du jury : un style de mise en scène novateur qui surmonte les limitations du digital. Depuis lors,
Goldfish Game a également été sélectionné pour le festival du film de Gand.
Source Externe : Théâtre de la Bastille
Inséré le : 31/03/2004 00:00