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Le jeu, le réel et le paradoxe.


Du serment de l'écrivain du roi et de Diderot.






Le jeu, le réel et le paradoxe.

Même en français, le titre n'est pas si facile à retenir : Du serment de l'écrivain du roi et de diderot. Le néerlandais original tente d'articuler Vandeneedevandeschrijvervandekoningendiderot, en un seul mot, à l'imitation du Retterdenevoss de Bernhard, qui accolait les noms de trois comédiens.
L'intitulé associe en effet les patronymes de Peter van den Eede (serment), de la troupe De Koe ; Damiaan De Schrijver (écrivain), du Tg STAN ; Matthias De Koning (roi), de Discordia ; avec celui de Diderot, dont ils ont adapté le Paradoxe sur le comédien. Les trois acteurs cherchaient une pièce didactique qui leur permette de rendre visible leur manière d'appréhender le théâtre : « Expliquer ce qu'est jouer, et faire sentir ce qu'est le réel. » Chacun, de son côté, s'est plongé dans le Paradoxe, et a souligné les passages qui lui paraissaient importants. A la confrontation, ils se sont révélés identiques. Ne restait qu'à construire la pièce, créée en 1999 à Amsterdam. « En fait, le Paradoxe est un long monologue. Diderot se répète sans cesse et revient se mordre la queue. Il nous permet de jouer sur le trompe-l'oeil, le chaud et le froid, les vraies larmes ou les faux-semblants. » Dispositif bifrontal et plateau du plus étroit contraignent les comédiens à de véritables exploits physiques pour ne pas devenir victimes de leur propre démonstration.



Source Texte : Le Monde déc 2003

Genre : revue de presse
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Compagnie TG STAN (Metteur en scène),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com

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