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I am sitting in a room different from the one you are in now Présentation

I'm sitting in a room different from the one you are in now


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

João Fiadeiro chorégraphe-interprète

Texte : I am sitting in a room different
from the one you are in now
conception et interprétation
João Fiadeiro
Présentation


Solo-laboratoire (extraits)

Le solo est un moment privilégié de rencontre avec moi-même, en tant qu'individu, chorégraphe et interprète. C'est à travers cette forme que ma recherche artistique a intuitivement trouvé un lieu et un temps d'expérimentation, de compréhension et d'application de certains principes de composition. Par la suite, j'ai organisé ces principes en une méthodologie afin de les transmettre aux interprètes qui participent à mes pièces de groupe. Mes derniers solos m'apparaissent ainsi comme autant d'expériences qui peuvent m'aider à définir les étapes de ma réflexion artistique. Self(ish)-Portrait représente l'état embryonnaire et intuitif d'une réflexion qui portait sur la possibilité de concilier les notions de casualité et d'imprévisibilité (liées à l'improvisation) avec celles de responsabilité et de structure (liées à la composition) par l'intermédiaire d'une "dramaturgie" servant d'interface entre moi-même et le spectateur. I am sitting in a room different from the one you are in now marque le moment où j'ai commencé à prendre conscience et à traduire "les énoncés" présents dans Self(ish)-Portrait sous la forme de principes afin de les développer à l'occasion de workshops et d'ateliers de recherche. I am sitting in a room... représente donc ce moment d'émergence d'une conscience méthodique en relation avec mon travail.
João Fiadeiro et
David-Alexandre Guéniot


A voir aussi I am here de João Fiadeiro les 29, 30 et 31 octobre,
Les spectacles vivants/Centre Pompidou-Paris (01 44 78 12 33)


I am here

On regarde le corps et le corps se termine soudain, dans les pieds, dans les mains. Il finit là. Il ne va pas plus loin, on dirait une falaise à pic dans la mer. Soudain, il se termine.
Helena Almeida

"Habiter" - entrer dans une maison (ou dans un corps, ou dans un son, ou dans une pensée...), me mélanger, me diluer, me camoufler, comme si j'y avais toujours été, comme si je n'en étais jamais sorti - est l'unique raison pour laquelle il vaut la peine de voyager. Parmi mes derniers voyages, je distingue le projet Existência, créé en 2002, où les objets d'occupation furent les corps mêmes des interprètes qui s'offrirent dans un acte simultanément généreux et "suicidaire". Autres exemples, non pas de corps mais de phrases, de sons, de pensées habités, furent ceux de la dramaturge Sarah Kane dans 4.48 Psychose (2001), du compositeur Alvin Lucier dans I am sitting in a room different from the one you are in now (1997), du poète Fernando Pessoa dans Le désir ardent doit être accompagné d'une volonté ferme (1995), une chorégraphie-hommage qui m'avait été commandée. Pour chacun de ces spectacles, la maison était déjà là, les murs peints, les meubles à leur place, il ne me restait plus qu'à l'habiter.
Cette fois, la maison qui va m'accueillir sera l'imaginaire d'Hélène Almeida, une artiste avec laquelle je partage le désir de rester à la limite du visible et d'espionner la réalité de biais, comme si je n'étais pas moi. Ce fut précisément à travers ses premières oeuvres "habitées", celles de 1976-1978, dans lesquelles elle commence à travailler avec la photographie et sa propre image, que j'ai découvert son travail. Suite à cette expérience, je me suis mis à la recherche d'autres traces et, à mesure que j'avançais dans cette recherche, j'ai pu confirmer l'évidence d'un lien avec son imaginaire, comme si notre rencontre était naturelle ou prédestinée. Ainsi et surtout si je pense aux oeuvres créées ces dernières années, comme Sans Titre (1996), dedans de moi (1998/2001), L'expérience du Lieu (2001) ou Séduire (2002), je sens que la retenue et la précision de son travail me suggèrent la possibilité de prendre ce qui me paraît être le chemin inverse de son travail : disparaître tout en étant présent, ici.
João Fiadeiro



Source Externe : Théâtre de la Bastille


Inséré le : 29/10/2003 00:00