Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Marcial Di Fonzo Bo L'acharné
Les ordures, la ville et la mort.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Rainer Werner FASSBINDER auteur
Pierre Maillet Metteur en scène
Texte : L'
«acteur le plus sensuel de sa génération», dixit
Le Monde, est aussi l'un des plus occupés. Marcial di Fonzo Bo vient d'achever le tournage du
Rôle de sa vie, premier long métrage de François Favrat (dont la sortie est prévue pour la rentrée), aux côtés de Karin Viard et d'Agnès Jaoui, où il joue un colocataire gay. Jusqu'au 25 mai, au Théâtre de Chaillot, il réendosse la morale trash du papa pédagogue qui avait fait l'événement au festival d'Avignon, l'été dernier, avec
Je crois que vous m'avez mal compris, de l'auteur argentin (comme lui) et iconoclaste Rodrigo Garcia. Enfin, début juin, il retrouvera sa bande, Les Lucioles. Diplômé de l'école du Théâtre national de Bretagne en 1993, Marcial di Fonzo Bo a fondé, avec tous les élèves de sa promotion, une compagnie, Les Lucioles. Ensemble, ils ont monté R.W.Fassbinder.Copi, Philippe Minyana, LeslieKaplan... Pas de chef, ni de metteur en scène, et encore moins de dogme; juste un joyeux kolkhoze théâtral qui entend bien manifester sa liberté. Si chacune des Lucioles aime à butiner ailleurs, elles ont toujours le désir de partager ensemble de nouvelles aventures. Et c'en est une, en effet, que de monter
Les Ordures, la Ville et la Mort. la dernière pièce de Fassbinder. Celle-ci, jamais jouée en France, a fait véritablement scandale lors de sa création, en Allemagne, en 1976. Elle fut même interdite après une seule représentation. Un film signé Daniel Schmid, avec Fassbinder, Ingrid Caven et Hanna Schygulla, intitulé
L'Ombre des anges et adapté de la pièce, sortit en France un an plus tard, et fut très vite retiré des écrans. Pièce antisémite, disait-on à l'époque. La ville, c'est Francfort. À chaque coin de rue, tout n'est que contradictions et ordures. Policiers véreux, homosexuels planqués, putes et maquereaux, un ancien nazi devenu travesti et un juif dit «riche» (ces deux derniers personnages sont joués par Marcial) peuplent ce monde qui voudrait tant que tout soit noir et blanc. Si Marcial di Fonzo Bo est avant tout un acteur de théâtre, malgré un joli parcours au cinéma, c'est qu'il trouve sur les planches une liberté de dire que le cinéma ne permet pas.
«Je pense que nous [les comédiens] sommes des privilégiés, explique-t-il.
D'un côté, nous sommes des martyrs, car notre devoir est de pointer sans cesse la différence, la marge. Nous sommes des acharnés, nous nous acharnons à faire chier-et c'est coûteux, parce qu'il y va de notre corps. D'un autre côté, le théâtre, c'est l'endroit où l'on peut tout essayer, l'endroit que l'on ne connaît pas. Quand on est sur scène, il faut parler »Hervé Pons.
Source Externe : Tétu juin 2003
Inséré le : 16/06/2003 00:00