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Misanthropie.
Tout est calme.
Tout est calme (Maître), de Thomas Bemhard. La misanthropie absolue de Bernhard, du moins lorsqu'elle est dirigée contre le monde austro-allemand, y compris la littérature « allemande », balance entre la farce et la tragédie. On peut s'en tenir à la farce tragique. Donc à une certaine forme d'humour que les Flamands de la compagnie Tg Stan font carburer en français et en surcompression. La scène met en présence un « grand écrivain allemand », son épouse et une étudiante qui travaille sur l'œuvre du maître. De Wagner à Goethe, surtout Goethe, de Novalis à Thomas Mann, tout y passe. Massacre sans dentelles. Défilé de bouffonneries politico-littéraires. On rit, beaucoup : après tout il ne s'agit que de l'Allemagne... En cours de route, l'antisémitisme de bons bourgeois tel qu'il est évoqué, provoque une certaine gêne. Clôture de la farce qui éprouve une soudaine absence d'élasticité, éprouve sa limite en s'ouvrant à un autre dispositif de langage.
Source Texte : Rouge 21 novembre 2002
Genre : revue de presse
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Thomas BERNHARD (auteur), Tg STAN (Metteur en scène),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com
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