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Le projet Fassbinder : Les ordures, la villes et la mort (Distribution et Biographies)
Les ordures, la ville et la mort.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Rainer Werner FASSBINDER auteur
Pierre Maillet Metteur en scène
Texte : Le projet Fassbinder : Les ordures, la ville et la mort (Distribution et biographies)
Collaboration artistique : Marcial Di Fonzo Bo, Frédérique Loliée, élise Vigier
Avec : Jean-François Auguste, Marc Bertin, Marcial Di Fonzo Bo, Raoul Fernandez,
Bruno Geslin, David Jeanne-Comello, Frédérique Loliée, Pierre Maillet, Jean-Michel Portal, Valérie Schwarcz, élise Vigier, Vincent Voisin
Musiciens sur scène : Pierre Allio, Benoît Gaudelette, Jean-Yves Gratius
Texte français et dramaturgie : Jörn Cambreleng
Lumière : Maryse Gautier
Musique composée et adaptée par : Pierre Allio
Images et films : Bruno Geslin avec la collaboration de Samuel Perche
Costumes : Laure Mahéo, Virginie Bauchet
Construction du décor : Patrick Le Joncourt
Son : Kamal Hamadache
Chargées de production : Francine Legrand et Odile Massart
Chargée de diffusion : Coralie Barthélemy
Production Théâtre des Lucioles. Coproduction Théâtre national Dijon- Bourgogne. Avec l'aide de la DRAC Bretagne, du Ministère de la Culture et de la Communication, du Conseil Régional de Bretagne, du Conseil Général d'Ille-et-Villaine, de la Spedidam. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. Réalisation Théâtre de la Bastille. Remerciements à l'ADEC 35 et au Théâtre Dromesko.
iographie
1945 le 31 mai : naissance de Rainer Werner Fassbinder à Bad Worishofen en Bavière, fils de Hellmuth (médecin) et Liselotte (traductrice).
1951 divorce de ses parents. études à l'école Rudolf Steiner et dans les lycées d'Augsburg et de Munich.
1964 Fassbinder interrompt ses études avant le baccalauréat. Il exerce différents métiers tout en suivant des cours au Fridl-Leonhard-Studio à Munich.
1965-1966 réalisation de deux courts métrages :
Le Clochard et
Le Petit Chaos.
1967 Fassbinder rejoint la troupe de l'Action-Theater.
1968 Fassbinder écrit sa première pièce,
Le Bouc, dont la première a lieu en avril 1968, à l'Action-Theater.
En mai : dissolution de l'Action-Theater. Fassbinder, Kurt Raab, Peer Raben, Hanna Schygulla, Rudolf Waldemar Brem, etc, forment un nouveau théâtre, l'Antiteater.
1969 avril : premiers tours de manivelle de
l'Amour est plus froid que la mort.
octobre : présentation du
Bouc au Festival de Mannheim qui reçoit le Prix de la critique de cinéma, le Prix de l'Académie allemande des arts dramatiques et cinq prix cinématographiques fédéraux.
1970 mariage de Rainer Werner Fassbinder et d'Ingrid Caven.
1971 Fassbinder participe à la création de
Filmverlag der Autoren (éditions cinématographiques d'auteur). Il fonde sa propre société de production : Tango Films.
Juin : mise en scène par Peer Raben à l'Esperimenta de Francfort des
Larmes amères de Petra von Kant.
Décembre : à Brême,
Liberté à Brême, texte et mise en scène de Fassbinder.
1972 divorce de Rainer Werner Fassbinder et d'Ingrid Caven.
1975 juin : Fassbinder quitte le Theater am Turm.
1974 septembre : Fassbinder prend la direction du Theater am Turm de Francfort
1976 à la demande de Rudolf Augstein, Fassbinder vient au secours de
Filmverlag der Autoren dont il acquiert 6,5% des parts. Sa pièce,
Der Müll, die Stadt und der Tod fait scandale. Joachim Fest dénonce les tendances antisémites de Fassbinder, fait retirer la pièce de l'affiche et interdit qu'elle soit jouée de son vivant. La maison d'édition Suhrkamp retire la pièce de son catalogue. Daniel Schmidt adapte
Der Müll, die Stadt und der Tod à l'écran. Le scandale de la pièce retombe sur le film,
L'Ombre des anges.
1977 février : à Paris,
l'Ombre des anges est retiré de l'affiche. Fassbinder quitte
Filmverlag der Autoren et vend ses parts. La commission chargée de l'examen des projets au sein de l'Institut de promotion du cinéma refuse de soutenir
La terre est inhabitable comme la lune. La WDR rejette le projet d'un feuilleton à partir de
Doit et avoir de Gustav Freytag.
Mai : mort d'Armin Meier. Durant l'été, Fassbinder annonce sa volonté de quitter la RFA et de s'exiler à Hollywood. Après la mort d'Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan Carl Raspe, il participe à la réalisation du film collectif
L'Allemagne en automne.
1981 Fassbinder joue le rôle principal dans
Kamikaze 1989, avant de tourner
Querelle.
1982 le 31 mai : Fassbinder fête ses 37 ans. Le 10 juin : mort de Fassbinder à Munich. Il s'apprêtait à tourner
Je suis le bonheur de cette terreThéâtre des Lucioles
Un collectif d'acteurs
Créé en 1994, le Théâtre des Lucioles réunit des acteurs issus de la première promotion (1991-1994) de l'école du Théâtre national de Bretagne : Paola Comis, Marcial Di Fonzo Bo, David Jeanne-Comello, Mélanie Leray, Frédérique Loliée, Pierre Maillet, Valérie Schwarcz, élise Vigier.
Dès l'abord, la question de groupe est mise en exergue ; ces trois années d'école les amènent à travailler comme le ferait une troupe en résidence dans un lieu, plus que comme des élèves. La notion d'individualité est rapidement confrontée à celle du collectif ; chacun met en jeu son propre univers face à ceux des autres. C'est en troisième année que l'envie de continuer à travailler ensemble s'impose et qu'une manière de fonctionner s'invente : un groupe d'acteurs, dont les projets naissent de propositions de l'un ou l'autre d'entre eux. Comment travailler ensemble ? Ne pas créer une compagnie fermée. Plusieurs metteurs en scène possibles selon le désir, pour que le regard tourne. L'autorité n'est jamais au même endroit. Possibilité, en tant que groupe d'acteurs, de travailler avec un metteur en scène extérieur. Garder l'ouverture ; c'est en faisant que la règle se crée, pas l'inverse. Chaque projet a sa règle. Donner une vraie place à l'acteur.
Le travail de plateau n'est ni préétabli ni directif ; après une longue période d'improvisation, ça rebondit, ça échange, ça dialogue entre deux acteurs, celui qui joue et celui qui regarde. Certains peuvent choisir de travailler un peu plus sur la lumière, la scénographie ou les costumes. On retrouve dans tout cela la question des Lucioles : la possibilité d'une parole multiple, différente à l'intérieur d'un même ensemble. La contradiction, l'explosion ou la fragmentation, en tous les cas une parole inachevée, sans cesse en construction ou en tentatives, et non pas un discours. Préserver la vie, le mouvement. Les Lucioles sont de l'éphémère ; dans leur nom même y est inscrit cette notion très importante pour eux du mouvement. Une compagnie d'acteurs qui se nourrit aussi de rencontres avec d'autres artistes, acteurs et metteurs en scène. Ainsi, les Lucioles ont travaillé avec Marc François, qui les a mis en scène dans deux pièces de Corneille,
La mort de Pompée et.
Cinna. Puis, au cours de ses créations (au nombre de douze à ce jour), le collectif a intégré d'autres comédiens et artistes à certains de ses projets (Marc Bertin, Pierre Allio, les Portugaises Ensablées, Marie Payen, Bruno Geslin, Vincent Voisin, Raoul Fernandez, Nantène Traore ...) et s'est aussi associé à des auteurs : Leslie Kaplan et Philippe Minyana. De plus, chacun des acteurs va travailler ailleurs, avec d'autres compagnies, d'autres metteurs en scène ; à l'extérieur, le travail se continue. Ce qui rassemble les Lucioles, c'est le plaisir du jeu, le plaisir d'être “déplacé” à l'intérieur du groupe, tout en ayant une connaissance aiguë des autres. Même si les Lucioles sont “très volages”, toutes ont la nécessité de revenir à cet endroit de travail, avec leurs énergies profondément différentes, dans une pensée circulante et contradictoire. Géré en association loi 1901, le théâtre des Lucioles s'est donné pour mission la création, la diffusion de spectacles et la sensibilisation du public au théâtre. Il est financé conjointement par le Conseil Général d'Ille-et-Villaine, le Conseil Régional de Bretagne, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne et le Ministère de la Culture et de la Communication.
Six acteurs du collectif du Théâtre des Lucioles participent à la création du
Projet Fassbinder Les ordures, la ville et la mort.
Frédérique Loliée et élise VigierFrédérique Loliée et élise Vigier ont suivi la formation de l'école du Théâtre national de Bretagne (1991-1994). Elles travaillent avec Didier-Geoges Gabily, Claude Régy, Robert Cantarella, Christian Colin, Matthias Langhoff... En 1994, elles crééent avec les élèves de leur promotion la compagnie Le Théâtre des Lucioles avec laquelle elles s'engagent en tant que metteurs en scène, actrices ou dramaturges, parallèlement à divers ateliers menés notamment dans les prisons de Rennes et d'Avignon.
Dors mon petit enfant de Jon Fosse,
L'homme ailé de José Rivera,
Petite Antigone de Antonio Tarantino dont elle signe également la traduction.
Bruno GeslinRéalisateur, il est invité en résidence de travail à la Villa Esperanza (Brésil). durant deux ans il intervient conjointement en théâtre et en vidéo et réalise
La Belle échappée programmée au Festival des Arts électroniques de Rennes et au Festival vidéo de Liverpool. En 1998, il rencontre la Compagnie du Théâtre des Lucioles et réalise un film sur la reprise de
Copi, un portrait au Festival d'Automne de Madrid. En 2000, il travaille successivement sur deux films vidéo intégrés aux spectacles
Igor, mise en scène de Pierre Maillet et
L'Inondatio, mise en scène d'élise Vigier. En mai 2001, il collabore à la mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo sur
Eva Peron de Copi (Santiago du Chili) et réalise parallèlement un journal vidéo sur la création.
Copi, un portrait programmé au Festival de Dijon en Mai 2001 ; réalisation Bruno Geslin, montage Amélie Deguys. Ce film a été réalisé à l'occasion de la reprise du spectacle
Copi, un portrait au Festival d'Automne à Madrid. Marcial Di Fonzo Bo, élise Vigier et Pierre Maillet y interprètent Copi en espagnol pour la première fois. De lectures en répétitions, nous suivons les acteurs dans l'intimité de leur travail jusqu'à son aboutissement.
Cadavre exquis ou l'Eva Peron de Copi, film autour de la création du spectacle
Eva Peron de Copi, mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo, assisté de Bruno Geslin ; réalisation Bruno Geslin et montage Amélie Deguys. Capter en plein envol l'acte de création dans ce qu'il a de plus intime et fragile pour le faire vivre et le raconter à travers l'image, c'est ce que Bruno Geslin, au cœur de ce processus de création nous donne à voir dans ce journal vidéo de création d'
Eva Peron.
Marcial Di Fonzo BoMarcial Di Fonzo Bo a suivi l'enseignement de l'école du Théâtre national de Bretagne de 1991 à 1994. Au théâtre, il met en scène
L'Excès l'Usine de Leslie Kaplan au Festival Mettre en Scène du Théâtre national de Bretagne en 2002 ;
Eva Peron de Copi à Santiago du Chili en 2001 ;
Copi, un portrait par le Théâtre des Lucioles en 2000-2001. Marcial Di Fonzo Bo joue également dans Borges de Rodrigo Garcia, mise en scène de Matthias Langhoff ; dans
Prometeo de Rodrigo Garcia, mise en scène de François Berreur ; dans
Je crois que vous m'avez mal compris de et par Rodrigo Garcia ; dans
Tamerlan de Marlowe, mise en scène de Jean-Baptiste Sastre ; dans
Copi, un portrait par le Théâtre des Lucioles ; dans
L'Apocalypse joyeuse, texte et mise en scène d'Olivier Py ;
Quelqu'un va venir de Jon Fosse, mise en scène de Claude Régy ;
L'Inspecteur général de Nikolaï Gogol, mise en scène de Matthias Langhoff ;
Ils Paparazzi d'Yves Pagès, mise en scène de François Wastiaux ;
Le Poisson des grands fonds de Marie-Luise Fleisser, mise en scène de Bérangère Bonvoisin ;
Ile du salut rapport 55 sur la Colonie Pénitentiaire de Kafka, mise en scène de Matthias Langhoff.
Avec le Théâtre des Lucioles en résidence au Théâtre Gérard Philipe :
Et ce fut..., mise en scène de Pierre Maillet et Marcial Di Fonzo Bo ;
Cabaret Lucioles à propos de Rode Minarsky de Louis Wolfson, mise en scène d'Alain Neddam ;
Richard III de William Shakespeare, mise en scène de Matthias Langhoff (prix de la révélation théâtrale du Syndicat de la Critique de Barcelone). Il joue également dans
Parole du sage et L'Ecclésiaste, traduction Henri Meschonnic, mise en scène de Claude Régy ;
La Terrible voix de satan de Gregory Motton, mise en scène de Claude Régy ;
Peau d'ours de Henri Calet, mise en scène de Christian Collin. Au cinéma, il tourne notamment avec Claude Mourieras, Xavier Mussel, Gilles Bourdos, Stéphane Giusti. Pour
Peau neuve d'émillie Deleuze, il reçoit le Prix d'interprétation Michel Simon.
Source Externe : Théâtre de la Bastille.
Inséré le : 22/04/2003 00:00