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Déshabillages (Comédie Mortelle)


Déshabillages






La Grèce au cabaret. Qui n'a jamais pensé, en lisant Homère, aux opérettes d'Offenbach ? Dans le clair-obscur d'un théâtre canaille, Jean-Michel Rabeux convoque la mortelle comédie du désir, de l'érotisme et de la mort. Une jeune fille presque nue, à peine dissimulée par un hélicon, s'amuse de cette syllabe « con », qui lui donne des idées... Des jambes nues apparaissent sur le fond noir de la scène. On amène une guillotine. Une tête tombe. Un bras. Une main. Corps démembré, fétichisé, projeté par le désir. On est au théâtre : la vie, l'amour, la mort ne sont qu'une comédie. Des ladies indomptables, prêtresses dénudées, perchées sur des talons hauts s'adonnent à quelques scabreux rituels au nom de leur Queen crainte et adulée. Jean-Michel Rabeux s'amuse avec les codes du théâtre et transgresse quelques limites dans ce cabaret âpre où se joue l'éternel mystère de l'érotisme et de la mort.


Source Texte : Aden 12 mars 2003

Genre : revue de presse
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Jean-Michel RABEUX (Metteur en scène),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com

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