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Muscle Shoals Distribution et Biographie

Muscle Shoals


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Douglas DUNN chorégraphe-interprète

Texte : Muscle Shoals Spectacle conçu par douglas Dunn, Stecve Lacy, Carol Mullins, Charles Atlas


Avec : Beth Simons, Christopher Williams, Kindra Windish, Miriam Hess, Sean Mueller

Musique : Petja Kaufman

Vidéo/costumes : Charles Atlas

Lumière : Caroll Mullins

Coproduction Dance Space/St. March Church. Réalisation Théâtre de la Bastille.

Douglas Dunn

Douglas Dunn, chorégraphe, présente ses premières danse à New York en 1971 et un peu plus tard, un solo d'une heure Gestures in Red, en silence dans une fosse, avec le public installé sur quatre côtés : c'est au Centre culturel du Marais, en 1976. En 1978, Michel Guy invite Douglas Dunn & Dancers (DD&D) au Festival d'automne à Paris pour une série de représentations au Palace. Il est ainsi invité cinq fois en quatorze ans. En France, outre de nombreuses tournées de DD&D, Douglas Dunn a chorégraphié pour le Ballet Théâtre Français de Nancy (Suite de Suite), le ballet de l'Opéra de Paris (Pulcinella) et le G.R.C.O.P. (Cycles). En 1986, il présente Gondolages, un trio dansé avec Wilfride Piollet et Jean Guizerix dans le cadre de "Drôle de Danse" au Centre Pompidou. Il a souvent collaboré avec Charles Atlas et Carol Mullins et quelquefois avec Steve Lacy, notamment dans Futurities de ce dernier, où il dansait avec Elsa Wolliaston. Le Ballet de l'Opéra de Paris vient de l'inviter à remonter Pulcinella pour une série de soirées Stravinsky au Palais Garnier en mai 2002.

Steve Lacy

Steve Lacy, compositeur et musicien, est reconnu comme le maître incontesté du saxophone soprano. La musique de cet innovateur infatigable est aussi neuve aujourd'hui qu'il y a quarante ans. Son style est bien reconnaissable. Il a suscité respect et admiration unanimes chez ses inconditionnels et ses collègues.
Pendant plus de cinq décennies d'histoire du jazz, il a su combiner la maîtrise à une étonnante vitalité. Depuis sa rencontre avec Thelonious Monk, avant même son association avec des musiciens
aussi radicaux que Gil Evans et Cecil Taylor, Steve Lacy refuse de laisser vieillir sa musique. Cette détermination lui vaut l'une des plus belles carrières dans le jazz contemporain. L'étendue et la profondeur de sa créativité rayonnent dans la façon dont il captive l'imagination du public lors de centaines de récitals en solo ou dans des douzaines d'enregistrements. Sa recherche intense du meilleur son possible au saxophone soprano va de pair avec son désir de collaborer avec d'autres artistes, au-delà du jazz.
Il a composé pour des adaptations scéniques de Herman Melville, Samuel Beckett et William Burroughs, pour des chorégraphies de Douglas Dunn ; il a aussi mis en musique des poètes/philosophes comme Robert Creeley, Anne Waldman, Mary Frazee et dernièrement la poétesse bengali Taslima Nasrin, dont les textes lui ont inspiré The Cry.
Steve Lacy a débuté à la clarinette. Encore adolescent, il a joué dans les orchestres de Pee Wee Russell, Hot Lips Page, Rex Stewart, Buck Clayton, Jimmy Rushing, Dicky Wells, Walter Page et Jimmy Giuffre. Ces derniers et quelques autres musiciens ont transmis à Lacy les rudiments des styles de Chicago, St. Louis et Kansas City. C'est l'époque où Lacy adopte définitivement le saxophone soprano suite à un coup de foudre déclenché par The Mooche, dans la version de Sydney Bechet. Lorsqu'il entend le disque pour la première fois, Steve Lacy ressent ce qu'il nomme "appel [ou vocation, le mot a les deux sens en anglais]", un signe intérieur irrésistible qui l'unit à l'instrument.
Lorsqu'il atteint l'âge du droit de vote, Lacy quitte les rives traditionnelles du jazz et se retrouve "en train de nager furieusement dans l'océan de l'avant-garde" avec le pianiste Cecil Taylor. Une nuit de 1955, Taylor l'emmène écouter un autre pianiste, Thelonious Monk. Steve Lacy éprouve le même "appel" qu'en entendant The Mooche. La structure et la simplicité de Monk le fascinent ; cette musique lui "va comme un gant", à lui et à son saxo. Il forme un groupe qui ne joue que des compositions de Monk. En 1958, avec le pianiste Mal Waldron, il produit un disque, Reflections, premier enregistrement de pièces de Thelonious Monk interprétées sans leur compositeur. Monk, qui a entendu le disque, propose en 1960 à Steve Lacy de faire le cinquième homme dans son quatuor. Ainsi, à l'âge de 26 ans, Lacy a droit à quatre mois de stage intensif avec son mentor.
Lorsqu'il arrive à la trentaine, ayant fait le lien entre les deux extrêmes du jazz, Steve Lacy choisit de se fixer au centre gauche, mais rencontre une certaine résistance lorsqu'il tente de développer son propre style à New York. Tout en ayant formé dans la ville des associations durables avec Gil Evans, Wynton Kelly et Roswell Rudd notamment, il est attiré par la liberté artistique que semble promettre l'Europe et s'installe à Paris en 1969. Depuis 2002, il réside à Boston dans le Massachusetts.

Petja Kaufman

Petja Kaufman, musicienne née à Sofia, étudie le piano et la musicologie dans sa ville natale avant de se mettre au clavecin à Prague, Zürich et Stuttgart.
Après quelques années d'études de la musique baroque, elle s'intéresse de plus en plus à la musique contemporaine et s'aventure dans l'improvisation. L'étude simultanée de Bach, Scarlatti, Frescobaldi et Soler d'une part, de Ligeti, Steve Reich, Xenakis et Steve Lacy de l'autre n'a rien de contradictoire pour Petja Kaufman. Au contraire, elle est convaincue que la confrontation de ces compositeurs dans ses concerts solo crée des connections surprenantes et qu'on peut ainsi découvrir de nouveaux aspects dans des pièces familières de longue date. La démarche peu conventionnelle de Petja et son désir de sortir le clavecin de son rôle de "machine à coudre baroque" ont inspiré divers compositeurs qui lui ont dédié des œuvres.
Petja Kaufman a composé pour diverses productions théâtrales et chorégraphiques et s'est produite en Europe, aux États-Unis et au Canada, pour la radio et la télévision, etc. Avec Irene Aebi (voix) et Steve Lacy (saxophone soprano), elle fait partie du "Art Song Trio" qui interprète des compositions de Steve Lacy.


Source Externe : Théâtre de la Bastille


Inséré le : 04/02/2003 00:00