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L'écrivain autrichien par tous les bouts.
Tout est calme.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Compagnie TG STAN Metteur en scène
Texte : Sous le titre
Thomas Bernhard paraît un ouvrage conséquent réunissant bon nombre d'approches, souvent passionnantes, de cet aboyeur qui voulait être enterré
«comme un chien». Amis, éditeurs, hommes de théâtres semblent prolonger ici des conversations avec cet homme protée et irrésumable. La preuve, Rezvani voit en lui un arrière-petit-fils de Dostoïevski et Nietzsche, Martin Eslin le compare à Beckett. Par quel bout le prendre ? Par tous. Hormis quelques milliers de poèmes écrits au sanatorium (beau témoignage) après qu'il a appris la mort de sa mère en lisant le journal, l'Autrichien débuta dans le journalisme entre 1955 et 1957, chroniqueur judiciaire au
Demokratisches Volksblatt.
«Souvent, seuls les noms et le verdict étaient exacts», raconte un ancien collègue. Il travailla dans d'autres rubriques, y compris celle des spectacles ce qui lui valut un premier procès. Parallèlement, il suivait des études d'art dramatique. Son premier rôle fut celui d'un conférencier, chanteur dans un quatuor. Comme un tour de chauffe de son oeuvre à venir. Ce volume joliment illustré contient comme il se doit quelques inédits en français. Ainsi sur l'Europe :
«Nous ne serons pas rien du jour au lendemain, mais un jour nous ne serons rien. Strictement rien. Et nous ne sommes presque déjà rien. Un néant cartographique, un néant politique. Un néant dans la culture et l'art.»Jean-Pierre Thibaudat.
Source Externe : Libération mardi 19 novembre 2002.
Inséré le : 20/11/2002 00:00