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Une couleur.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Genre : théâtre (Mots-clés : )

Genre Ressource : portrait

Genre Agenda : théâtre

Rubrique : 2010-2011

Julie ANDRE T performeur

Texte : Deux phrases, - »What color is this? » - »Red ».
Une performeuse engagée, passionnée, prête à tout.
Une esthétique de l’accumulation.
Voilà l’équation de « Rouge » présenté jusqu’au 10 mai au Théâtre de la Bastille par Julie Andrée T.
C’est une performance insolite, à la fois drôle, violente, poétique, trash, énergique, dense…. les qualificatifs manquent pour définir le travail de cette jeune artiste complète qui a le goût du défi, une belle audace. Clown, danseuse, comédienne, elle est tout à la fois, mélangeant les genres avec bonheur pour créer un spectacle très personnel qui touche sans nul doute à l’intime. En tout cas, elle y met tout son corps et toute son âme. Tour à tour enfantine, rageuse ou glamour, elle explore un seul et même  élément durant une heure et parvient à ne jamais lasser un public qui jubile devant tant d’inventivité.
Lorsque la performance commence, le plateau est immaculé, recouvert de papier blanc tendu. Sur la droite, un énorme coffre, en suspension, des fils. Julie Andrée T. arrive sur scène, vêtue d’une jupe pastel et d’un T-Shirt blanc. Elle commence par souiller ce parfait costume de petite fille rangée en dévorant un poivron rouge particulièrement juteux. C’est le début d’une accumulation chromatique: peu à peu, elle va sortir de son coffre une foultitude d’objets rouges de toutes sortes en les mettant à chaque fois en scène d’une façon particulière en répétant inlassablement les deux mêmes locutions. Elle exploite ce principe de répétition pour explorer toute une panoplie d’émotions. Elle déploie avec une énergie phénoménale tout le paradigme des possibles offerts par sa proposition initiale.
L’obsessionnel devient un art entier, plein de force et d’esprit. Le spectateur se prend une grosse claque en pleine figure tout autant qu’il s’exalte face à cette vertigineuse boulimie. On ressort de la salle presque aussi essoufflé que Julie Andrée T. qui quitte la scène en sorte de Nana de Niki de Saint Phalle trash et épuisée.

Source Externe : notfortourist.com
Date de publication : 06/05/2011


Période traitée : 2011-05-05
Inséré le : 06/05/2011 15:10