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Please kill me, d’après Legs McNeil et Gillian McCain


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Genre : musique (Mots-clés : )

Genre Ressource : brève / notice

Genre Agenda : musique

Rubrique : 2010-2011

Mathieu BAUER Metteur en scène

Texte : Théâtre et rock’n’roll. Si le mélange semble à priori improbable, il n’est pourtant pas insoluble. La preuve ? Please kill me, l’éclatant et très réussi spectacle proposé par Mathieu Bauer et son groupe Sentimental Bourreau actuellement au théâtre de la Bastille. Pendant près d’une heure et demie que l’on ne sent pas passer, c’est tout un pan de l’histoire du rock’n’roll qui défile sous nos yeux, celui des années 60 et 70. Dès le début du spectacle, nous étions prévenus : pendant que le public s’installait, quatre interprètes portant lunettes noirs et jeans serrés, dos au mur, chantonnaient « She’s a punk rocker ». À cour, une chaise et une table sur laquelle reposent plusieurs exemplaires de Please kill me de Legs McNeil et Gillian McCain. À jardin, de superbes instruments de musique où viendront s’installer Sylvain Cartigny à la guitare, Mathieu Bauer à la batterie et Lazare Boghossian au piano. Partout, des micros où viendront s’époumoner le jeune et talentueux Matthias Girbig, chanteur et comédien, ou Kate Strong, souple danseuse et interprète qui n’est pas sans évoquer Kim Gordon de Sonic Youth. Ces deux-là campent les plus grands noms de l’histoire du rock et leur (re)donnent vie : des Sex Pistols aux Ramones, d’Iggy and the Stogges aux fondateurs du magazine Punk… Entre Londres et New York, une piqûre d’héroïne et une cannette de bière, un T-shirt déchiré avec une épingle et un perfecto noir, un grand écart et un maquillage provocant, souvenirs et anecdotes se font plus drôles et croustillants les uns que les autres. Les aventures acadabrantesques des groupes de rock, vous l’aurez compris, le disputent aux interprétations d’excellents tubes (oserions-nous dire anthologiques ?) autant chantées que dansées. Portrait d’une génération disparue mais ô combien regrettée, évoquée aussi par des projections habiles de textes et d’images sur écran. Nostalgie, quand tu nous tiens !
 
Enthousiasmés, nous ne pouvons que vous recommander d’aller voir ce spectacle nerveux, rythmé, captivant, original, étincelant, décoiffant… Bref, c’est enfin le printemps qui arrive !
Barbara Petit

Source Externe : Théâtre du blog
Date de publication : 23/03/2011


Période traitée : 2011-03-09
Inséré le : 23/03/2011 16:26