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Un homme traverse le plateau...
Un homme traverse le plateau, une lune perchée sur son épaule ; une femme se promène avec un couteau planté dans le dos ; ailleurs, un arbre a poussé sur le bras d'une femme. Mladen Materic propulse ses personnages oniriques dans un espace qui évolue au gré de leurs relations de séduction, répulsion, domination ou soumission
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Sous le ciel percé de cristaux reflétant les lumières lointaines, Nouvelle Byzance sculpte dans le rêve une nouvelle géographie du réel. Ce qui me pousse vers un sujet, c'est l'inconnu : ne pas savoir a priori comment l'aborder et le traiter, qu'en faire, voilà ce qui me fait avancer. J'ai toujours pensé que le plateau était un endroit pour poser des questions plus que pour y répondre. Si j'ai déjà la réponse, je crois que ça ne vaut pas la peine de faire le spectacle. Sujet, verbe, complément : cette structure grammaticale de base que nous apprenons devient aussi la structure de notre pensée et même de notre perception. Utile sans doute, elle nous trompe souvent. Existe-t-il d'autres possibilités de pensée ? Intuition ? Rêve ? Pensée émotionnelle ? Les éléments non réalistes ont pour objectif de déplacer les actions du champ dit « connu ». Pour mettre en relation une femme avec un triangle doré et un homme avec un bandeau noir sur les yeux, cela demande aussi bien aux acteurs qu'aux spectateurs d'appliquer une autre manière de perception et de pensée. D'après les expériences de travail menées Jusqu'à aujourd'hui, on a raison de croire qu'un déplacement de cette sorte nous amène au plus près de la vérité des rapports, et notamment des rapports humains.
Mladen Materic
Source Texte : Théâtre de la Bastille
Genre : brève
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Mladen MATERIC (Metteur en scène),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com
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