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A propos de Maria de Medeiros.
Maria de Medeiros ne tarit pas d'éloge quand la chanson brésilienne vient sur le tapis. « C'est la musique engagée la plus sexy au monde », s'enthousiasme-t-elle en connaisseuse. En France, quand on parle de musique brésilienne, on pense d'abord samba, bossa nova, carnaval, etc. On entend des rythmes suaves ou trépidants, on pense sensualité, paillettes, corps qui ondulent, fête, joie, ivresse. Autrement dit, une poignée de clichés, d'ailleurs pas tout à fait faux, transportés de ce côté de l'Atlantique par les images du carnaval de Rio et aussi par le film Orfeu Negro pour citer un exemple. Sensible à l'exotisme, on oublie que ces chansons ne sauraient se résumer à des slogans pour dépliants touristiques. Séduit par la musique, ignorant pour la majorité d'entre nous la langue portugaise, on n'imagine même pas que les paroles de ces chansons puissent être tout sauf anodines.
« La plupart du temps, les versions françaises n'ont plus grand chose à voir avec l'original, remarque à ce propos Maria de Medeiros. Il suffit de prendre l'exemple de Que sera, le tube archi connu de Chico Buarque, dans la version qu'en a donnée Claude Nougaro, les paroles ont perdu leur force poétique, sans parler des allusions politiques du texte original qui était écrit en langage codé mais aisément déchiffrable bien sûr ». Avec la complicité du metteur en scène Arthur Nauzyciel, la comédienne s'est dit que ce serait une belle idée de donner à entendre aussi le sens de ces couplets qu'elle chante accompagnée par deux musiciens, Jeff Cohen et Joël Grare
Source Texte : Théâtre de la Bastille.
Genre : texte d'artiste
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Maria DE MEDEIROS (chanteuse),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com
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