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Joë Bousquet extraits.







« Les plus beaux palais sont des demeures sous-marines. On n'y entre que par hasard et au terme d'une chute ».

« Quand j'ai reçu ma blessure, j'étais debout et il paraît que j'avais tort. Sur l'espoir de voir durer mon bien-être moral, j'affirme qu'en conscience de ce qui m'attendait je me lèverais encore... Je jure que la vie est à vivre quelle qu'elle soit et qu'elle n'est jamais si belle que dans sa nudité».

« En effet blessé par une balle à la colonne vertébrale, j'avais une partie de mon être enseveli dans ma chair ; j'étais comme coupé en deux, retenu à l'intérieur de moi-même, par l'impossibilité où était mon cerveau de se reconnaître dans une satisfaction de mon corps : à chaque corps de femme je donnais des racines dans mes rêves.
Il me semblait que, séparé de la vie du corps par ma blessure et réduit à penser ce que je ne pouvais plus approcher, j'allais découvrir dans son indécence une sorte de transparence spirituelle où la fonction de mon corps me serait rendue. »

Joë Bousquet




Source Texte : Théâtre de la Bastille.

Genre : texte d'artiste
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Bruno GESLIN (Metteur en scène), Joë BOUSQUET (auteur),
Passage(s) :
Source Artishoc : Bastille - http://www.theatre-bastille.com

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