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Callas, cantatrice.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Raimund Hoghe chorégraphe-interprète

Texte : Callas, cantatrice.

Cette voix reconnaissable entre mille. Une voix triple, avec un aigu, un médium et un grave. Du registre mezzo à celui d'une soprano .colorature., des rôles dramatiques et lyriques à ceux plus légers, Maria Callas se confronte à tous les registres. Car il s'agit bien de confrontation. Une soif infinie de connaissance qui la pousse sans cesse à repousser ses limites.
Cultivant son goût de la performance, elle enchaîne les arabesques vocales. Dans l'adversité d'une rigueur exemplaire, Maria devient peu à peu Callas et prend conscience de son intime volonté de devenir une prima donna assoluta.

A cette voix, Maria Callas associe un instinct artistique hors du commun. Une volonté de comprendre le sens de ses personnages, de leur donner vie pour les incarner au mieux. A travers l'opéra, Maria Callas traverse les sentiments les plus absolus. Autant de chimères dont elle se délecte de livret en livret. Le personnage d'opéra, fait de chair et de sang, est pour elle un véritable support d'émotions sur lequel elle s'appuie pour magnifier plus encore la force de la musique et du chant. Maria Callas "pense" le rôle pour mieux le sublimer. Elle est tour à tour Tosca, Violetta, Norma, Lucia ou Médée. On parle alors de la Callas aux cinq visages de gloire.
Phénomène vocal et génie dramatique, la Divina aux yeux noirs a ébloui de son vivant les plus grands théâtres et opéras du monde. Elle a bouleversé l'approche de l'art lyrique en général et du bel canto en particulier, en associant à sa voix un engagement émotionnel unique. Sa voix éreintée par des tournées mondiales incessantes, son âme fatiguée d'attendre qu'on la comprenne enfin, la Callas fit peu à peu silence, attendant que le destin lui prenne son ultime soupir. Pourtant acclamée aux quatre coins du monde, la vie de Maria Callas fut hantée par une profonde solitude. « J'ai eu le privilège de connaître une destinée extraordinaire. Je suis une créature du destin. Il s'est emparé de moi, il a tracé ma voie. Je ne m'appartiens pas mais suis le témoin extérieur de ma propre vie. »
Maria Callas, 1970



Source Externe : Théâtre de la Bastille


Inséré le : 07/02/2008 00:00