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Une pièce sur l'autre « visage » de la diva. Gazetta di modena 14 oct 2007


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Raimund Hoghe chorégraphe-interprète

Texte : Une pièce sur l'autre « visage » de la diva
De Hoghe à Maria Callas, l'artiste et son double


De Hoghe à Maria Callas, « 36, Avenue Georges Mandel » pourrait être n'importe quelle avenue où chacun pourrait y vivre, y marcher en habit noir, chaussures à talons et imperméable. Chacun pourrait s'y promener en se poudrant le visage et en se regardant distraitement dans un miroir. Pour faire revivre Maria Callas, Raimund Hoghe, chorégraphe et danseur, choisit ces symboles anonymes, en contraste avec sa voix reconnaissable entre toutes, trame de fond du spectacle. Il en ressort une Maria scindée en deux. Sa voix représente une femme artistiquement majestueuse, mais Hoghe sur scène nous parle d'une femme fragile qui cherche à être aimée. Cette femme qui se déplace lentement, presque somnambule, se cache sous une couverture à un angle de la scène, change d'habits et de chaussures avec un soupçon de coquetterie ancienne. Elle attend quelqu'un, peut-être un rêve, peut-être un souvenir, ou simplement un étranger avec une fleur. En une spirale vers le bas, La Callas finit inanimée sous un monticule de cartons. Dans une évolution semblant vouloir rapprocher la beauté d'une diva à un être rejeté, on nous rappelle de manière dissonante le droit d'être laid et non infaillible. Il n'y a pas de narration, les actions lentes et répétitives évoquent des suggestions d'images. Le spectacle ne laisse pas de place aux avis en suspens : sortir de la salle ou alors se laisser séduire par la dignité, la beauté essentielle et la force de Hoghe en scène.

Beatrice Bellini.




Source Externe : Gazetta di modena 14 oct 2007


Inséré le : 03/01/2008 00:00