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Simple appareil. Télérama Sortir 28 Février 2007.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Daniel Léveillé chorégraphe

Texte : Simple appareil.


Six danseurs entièrement nus : le chorégraphe s'explique, la critique décortique.

Avec La Pudeur des icebergs, le Canadien Daniel Léveillé trace les lignes d'une chorégraphie austère portée par six interprètes (dont cinq hommes) entièrement nus. Sautant, roulant, s'agrippant par les fesses sans complexe, ces "icebergs" humains dressent leur anatomie comme autant de barrages merveilleusement fragiles.

Pour quelles raisons faire danser les interprètes totalement nus? (selon Daniel Léveillé)

"Le corps nu devient le visage de l'être. Il nous sensibilise à la fragilité, la beauté et la complexité de l'humain. La nudité n'est rien d'autre qu'un moyen d'avoir accès à ce corps, sans fausse pudeur, ni exhibitionnisme. Le danseur n 'a alors plus rien à cacher, ou presque, et n'a d'autre choix que de s'assumer totalement, ainsi que d'assumer la situation dans laquelle il évolue. C'est une leçon d'humilité pour un interprète et une bonne façon de confronter ses peurs. "

Qu'est-ce que cela apporte aux spectateurs? (selon nous)

La vision de ces corps d'hommes nus met le public dans une contemplation perplexe. La crudité ne dérape jamais dans la vulgarité racoleuse. La nudité renvoie l'homme à sa simplicité physique en accentuant ses singularités corporelles. Elle fait planer sur le spectacle et ses gestes aux accents gymniques un mystère insoluble.

R.B



Source Externe : Télérama sortit 28 Février 2007.


Inséré le : 02/03/2007 00:00