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Notes sur Basso Ostinato.
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Caterina SAGNA chorégraphe-interprète
Texte : Notes, voix, rythme
« 1, 2, 3, 1, 2, 3, 1, 2, 3, 1...»
(extrait de la danse des choses)
Notes sur
Basso OstinatoLe pourcentage de mouvements « exacts » et organisés dont nous disposons au cours des rares instants de la vie où nous dansons est infime et annihilé par un pourcentage infini de mouvements inexacts, souillés, boiteux, « inachevés ». Ces rebuts forment la substance désorganisée du monde.
Le style la dépouille, l'expurge.
Dans le temps, le corps parle, puis bégaie, puis oublie les subjonctifs, puis se tait.
Dans
Basso Ostinato la forme glisse, plus ou moins rapidement, dans ses nombreux trous noirs, dans ses multiples orifices.
Le pourcentage de mouvements
« exhalés » est organisé
dans nos discussions au cours des
baves distantes de la
scie où
tout au fond, l'intime est annihilé par un
pourceau sage, un défi de mouvements
infects, mouillés, moelleux, « inactivés ». Ces
abus forcent la substance
désodorisée de l'immonde. L'hostile l'épouille, la purge.
Dans
les panses, la mort parle, puis bégaie, puis
bouffit les subjonctifs, puis se trait.
Dans
Basso Ostinato la
norme pisse, plus ou moins
tacitement, danse ses
ombreux trous noirs, pense les ultimes orifices.
Voix de Basso Ostinato
« J'ai la panse pleine à en crever. Quelque chose a bougé là-dedans. Mais comment je me suis retrouvé dans ce truc qui n'a pas de fin ? Qu'est-ce que je fais ? »« T'es un peu pâle. Tu devrais t'arrêter un peu. Comment tu peux continuer dans ce truc qui revient toujours ? Qu'est-ce que tu fous là ? »« Il est de trop ici. En plus il bouge, ce parasite. Ce ne serait pas plus fin qu'il en finisse, puisque la fin est là ? »Rythme pour
Basso OstinatoLes sanglots longs des violons de l'automne/blessent mon c.ur d'une langueur monotone.
Les floraisons sans passion des gazons/sucent la sueur de ces acteurs qui s'en vont.
Tolololon tolololon tololon/tolololon tolololon tololon.
Source Externe : Théâtre de la Bastille.
Inséré le : 05/12/2006 00:00