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Pièze, unité de pression. La Manche libre 12 Février 2006.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Héla Fattoumi chorégraphe-interprète
Eric Lamoureux chorégraphe-interprète

Texte : Pièze, unité de pression

Les locataires du Centre chorégraphique national de Caen, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, abordent le thème de l'homosensualité au travers de leur nouvelle création, Pièze (Unité de pression). Malek Chebel, dans son encyclopédie de l'amour en islam, la définit comme "l'attitude des Orientaux en général, et des Arabes en particulier, qui consiste, en l'absence de partenaires de l'autre, sexe, à reporter sur leurs pairs l'excédent de sensualité qu'ils n'arrivent pas à écouler autrement"
Pour appréhender cette notion complexe. la compagnie a souhaité travailler avec deux interprètes masculins, dont l'un Moustapha Ziane est d'origine marocaine, et l'autre, Hafiz Dhaou, est Tunisien. Elle s'appuie également sur un dispositif interactif inventé par les artistes pluridisciplinaires Woudi-tat. Celui-ci propose le corps humain comme capteur à travers un flux électrique qui circule entre les Interprètes. Au contact de peau à peau, selon les zones du toucher et les pressions exercées, il en résulte des variations de valeur de résistance électrique. Celles-ci sont acheminées sans -fil à une règle numérique et agissent sur le son en modifiant conjointement le volume, la hauteur, les seuils, la spatialisation. Ces matières sonores agissent en boucles récursives sur las états de corps et alimentent ainsi l'écriture mêlée danse/musique qui s'élabore dans un jeu de réactivité sans cesse relancé. Le réalisateur Benjamin Silvestre pose son regard de vidéaste sur ça qui se joue en proposant des images de corps en contact, en trafic avec d'autres, pour créer des associations poétiques.
Pieze est un objet spectaculaire particulier qui plonge les spectateurs dans la matière brute des corps, dans leurs sensualités exacerbées, dans leurs énergies mêlées jouant sur une interaction vivante de la danse, de la vidéo, du son et de la lumière pour enrichir le regard sur l'intime en partage et tendre vers l'universel.




Source Externe : La Manche libre 12 Février 2006.


Inséré le : 13/04/2006 00:00