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PIÈZE - Unité de pression un regard sur la notion d'homosensualité
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Héla Fattoumi chorégraphe-interprète
Eric Lamoureux chorégraphe-interprète
Texte : Cette nouvelle création,
PIÈZE - Unité de pression, est l'occasion de porter un regard sur la notion d'homosensualité. Malek Chebel la définit dans son encyclopédie de l'amour en Islam comme :
« L'attitude des orientaux en général, et des arabes en particulier, qui consiste, en l'absence de partenaires de l'autre sexe, à reporter sur leurs pairs l'excèdent de sensualité qu'ils n'arrivent pas à écouler autrement. » Plus largement, si nous sondons les étapes de maturation du sentiment amoureux, nous voyons la pertinence de cette notion à saisir la réalité d'un vécu sensuel intime éprouvé et partagé par la plupart d'entre nous.
Pour appréhender cette notion complexe, nous avons souhaité travailler avec deux interprètes masculins dont l'un, Moustapha Ziane, est d'origine marocaine et l'autre, Hafiz Dhaou, est tunisien.
Nous avons souhaité également nous appuyer sur un dispositif interactif inventé par les artistes pluridisciplinaires Woudi-Tat. Celui-ci propose le corps humain comme capteur à travers un flux électrique qui circule entre les interprètes. Au contact de peau à peau, selon les zones de toucher et les pressions exercées, il en résulte des variations de valeur de résistance électrique. Celles-ci sont acheminées sans fils à une régie numérique et agissent sur le son en modifiant conjointement le volume, la hauteur, les seuils de déclenchements des événements, la spatialisation.
Ces matières sonores agissent en boucles récursives sur les états de corps et alimentent ainsi l'écriture mêlée danse/musique qui s'élabore dans un jeu de réactivité sans cesse relancé. Tout un contexte qui détermine autrement les conditions d'émergence du mouvement dansé, question récurrente qui préside à tous nos projets.
Nous avons souhaité associer le réalisateur Benjamin Silvestre pour qu'il vienne poser son regard de vidéaste sur ce qui se joue sous nos yeux, en proposant des images de corps en contact, en trafic avec d'autres,
pour créer des associations poétiques, vers d'autres visions. Xavier Lazarini signe les lumières qui se trament avec les images sur des surfaces imaginées par Frédéric Casanova.
Nous imaginons plusieurs possibilités de rapport au public (frontal, bi-frontal) en fonction des lieux de représentation.
Héla Fattoumi et Éric Lamoureux
mai 2005
Source Externe : Théâtre de la Bastille.
Inséré le : 06/04/2006 00:00