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Eduardo De Filippo éléments biographiques 2
Source : Théâtre de la Bastille (
http://www.theatre-bastille.com)
Apparence :
Eduardo DE FILIPPO auteur
marie VAYSSIèRE Metteur en scène
Texte : Eduardo De FilippoEduardo de Filippo est né à Naples en 1900 de l'union libre entre Eduardo Scarpetta (acteur) et Luisa de Filippo. En 1904, il débute dans
La geisha, pièce de son père. En 1914, il intègre la compagnie du Fratellastro où il reste jusqu'en 1920.
Il écrit
Uomo e galantuomo (1922),
La rivista che non piacerà ! et
Digetli sempre di si (1927) puis
Filosoficamente (1928). En 1931, il créé la compagnie Teatro Umoristico I de Filippo avec son frère et sa soeur. Pendant cette période, il s'affirme comme auteur avec
Natale in casa Cupiello (1931),
Chi è cchiù felice ‘eme ? (1932), tout en commençant une intense activité cinématographique :
Tre uomini in frack (1932) de Mario Bonnard,
Il cappello a tre punte (1934) de Mario Camerini et
Quei due (1935) de Gennaro Righelli. En 1945, il écrit
Napoli milionaria en 1946, il crée
Questi fantasmi et, peu après, un succès triomphal :
Filumena Marturano. Suivent d'autres chefs-d'oeuvre :
Le bugie con le gambe lunghe (1947),
La grande magia (1948),
Le voci di dentro (1948),
La paura numero uno (1951) tandis qu'au cinéma se succèdent
Assunta Spina (1948), de M. Mattoli,
Napoli milionaria (1950),
Filumena Marturano (1951),
L'oro di Napoli (1954) de V. De Sica,
Fantasmi a Roma (1960) de A. Pietrangeli. En 1958, est représentée à Moscou, dans la mise en scène de R. Simonov,
Filumena Marturano ; en 1962, c'est le tour de
Il sindaco del rione Sanità. En 1964, il écrit
L'arte della commedia, comparée à
L'impromptu de Molière. Entre 1966 et 1973, il met en scène
Il cilindro, Il contratto, Il monumento, Ogni anno punto e da capo et
Gli esami non finiscono mai. En 1973, à l'Old Vic de Londres, est créée
Sabato, domenica e lunedì, mise en scène par Franco Zeffirelli et interprété par Laurence Olivier.
Le 15 juillet 1977, Eduardo de Filippo est nommé
Docteur honoris causa de l'Université de Birmingham. En 1980, il crée l'école de dramaturgie de Florence, il est nommé
Docteur honoris causa de l'Université de Rome. En 1981, il est nommé sénateur à vie. Pendant l'été 1983, il traduit en napolitain
La tempête de Shakespeare. En 1984, il enregistre presque toute
La tempête en juillet et août et projette de présenter son travail par l'intermédiaire de marionnettes.
Le 31 octobre, il meurt à Rome.
Auteur, acteur et metteur en scène de théâtre et de cinéma italien, il a donné une nouvelle vie au théâtre en dialecte napolitain. Éviter la prison de la langue littéraire signifie, pour lui, être au plus près de la
langue qu'on parle dans les lieux où se déroulent les histoires qu'il conçoit pour la
scène : surtout le dialecte, aux niveaux moyen et bas de l'échelle sociale dans la
région de Naples, à la ville comme à la campagne, mais également l'italien quand
on s'adresse à une personne appartenant à un rang social plus élevé ou investie
de fonctions officielles, qui intimident ou
font peur.
« Je crois que le langage théâtral doit s'adapter au type de dramaturgie. Il y a la
comédie, le drame, la tragédie, la farce, le genre grotesque, la satire. On peut utiliser de nombreux langages qui appartiennent à la langue parlée, à la langue usuelle. La langue littéraire, c'est autre chose ; je pense, moi qu'elle a toujours été une prison pour le théâtre. Il faut adapter la langue au sujet, à la composition, au milieu que nous traitons. Il n'y a pas de langage unique pour le théâtre ; sans compter qu'il est aussi langage personnel. »
Source Externe : Théâtre de la Bastille.
Inséré le : 05/04/2006 00:00