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La planète condamnée. Libération 2 mars 2006.


Source : Théâtre de la Bastille (http://www.theatre-bastille.com)

Apparence :

Philippe Quesne / Vivarium Studio Metteur en scène

Texte : La planète condamnée.

Théâtre. Reprise de «D'après nature» de Philippe Quesne.

A ceux qui auraient loupé le nouvel opus de Philippe Quesne et sa fine équipe du Vivarium Studio, le Forum du Blanc-Mesnil offre l'occasion d'un rattrapage. Spectacle générationnel réjouissant, D'après nature s'apparente à la préparation d'une comédie musicale désenchantée, et néanmoins drôle, sur l'état de la planète et notre incapacité à y remédier.
La «fable écologique» s'ouvre sur une ambiance feu de camp et chuchotements (sans le feu mais avec guitare) et se clôt sur une envolée de cosmonautes. Avec cette citation de Norman Spinrad en étendard : «Le futur qui nous attend est celui que nous créons. Vous feriez mieux d'y croire.» Dans l'intervalle, on divaguera entre la reproduction des Aveugles de Bosch, la cuisson de légumes tout juste déterrés d'un parterre de buissons racornis, l'annonce d'un texte de Hölderlin jamais cité ou la confection de scaphandres... Comme dans ses précédents spectacles, l'ancien scénographe, passé à la mise en scène avec talent, part d'un paysage ici, un caisson en contreplaqué saturé d'instruments de musique, de tentes de camping et de branchages «tchernobylisés» qu'il investit d'actions et d'élucubrations apparemment sans rapport par le biais d'acteurs décalés, comme tombés de la lune. Et c'est dans la manière qu'il a de relier les choses en les effleurant que Philippe Quesne excelle.

Maïa Bouteillet



Source Externe : Libération 2 mars 2006.


Inséré le : 02/03/2006 00:00